Accueil ACTUALITES «A l’état actuel l’hôpital Ignace Deen ne peut pas garder les corps au delà de 48 heures au risque de décomposition», dixit Pr Hassan Bah
«A l’état actuel l’hôpital Ignace Deen ne peut pas garder les corps au delà de 48 heures au risque de décomposition», dixit Pr Hassan Bah

«A l’état actuel l’hôpital Ignace Deen ne peut pas garder les corps au delà de 48 heures au risque de décomposition», dixit Pr Hassan Bah

0

Le médecin chef de la Médecine Légale aux Centres Hospitalo-universitaires (CHU) de Conakry, Pr Hassan Bah a accordé un entretien à l’AGP, mercredi, 25 octobre 2017, à son bureau sis à l’Hôpital national Ignace Deen, en rapport avec un sujet abordé dans une émission d’une radio privée de Conakry.

Dès l’entame, le médecin chef de la Médecine Légale aux CHU de Conakry, Pr Hassan Bah s’est dit être surpris en suivant cette émission, lorsqu’il a entendu dire, que les corps sont gardés, et qu’on demande 04 millions pour leur conservation.

«Je pense que c’est vraiment exagéré, car il faut le rappeler que le tarif de conservation des corps est bien défini. Et aujourd’hui, un corps qui passe la nuit dans la Chambre froide de l’Hôpital Ignace Deen, lorsqu’elle était fonctionnelle, est facturé à 50.000 francs guinéens. Si le corps n’y passe pas la nuit, il n’est pas facturé», a-t-il précisé.

«Il y a des cas où lorsque la personne décède et on souhaiterait que le corps soit transporté à l’intérieur du pays pour qu’il soit gardés pendant des semaines ou des mois, parce qu’on le fait, on fait l’embaument des corps», a souligné Pr Bah.

Tout en indiquant, que ça dépend de la maladie dont soufrait l’intéressé. Si elle est infectieuse ou en état de dégradation, nous élaborons une ordonnance bien harmonisée que nous donnons aux parents qui vont chercher les produits, et nous préparons le corps», a expliqué le médecin chef de la Médecine Légale.

Vu qu’il y a beaucoup de problèmes autour de ce schéma tarifaire, Pr Bah a jugé nécessaire d’afficher au niveau de la Morgue la formule des médicaments qu’il fallait acheter, parce que, dit-il, ça un coût, aujourd’hui un demi litre de formol à 30% qu’on utilise sans les autres produits, varie entre 350 et 400 mille francs guinéens.

«Il n’y a aucune formule aujourd’hui pour un corps qui doit être enterré en Guinée auquel on peut demander, comme ils l’ont dit, 04 millions. C’est archi faux. Je m’inscris en faux. Et d’ailleurs la Chambre froide de l’Hôpital Ignace Deen n’est pas fonctionnelle depuis une semaine, elle est en panne», a réitéré Pr Hassan Bah.

Il a, par ailleurs, souligné que c’est dans la matinée du mercredi, 25 octobre 2017, qu’un opérateur économique, qui bâti sa fortune sur les travaux publics, les a envoyé deux (02) chambres froides d’une capacité de 10 corps chacune qui n’ont pas été installées d’abord.

«Lorsque j’ai entendu dire, qu’ils étaient là il y a deux jours, avec un corps à garder. Je me suis posé la question est ce qu’ils ne se sont pas trompés d’Hôpital parce qu’à Ignace Deen la chambre froide est débranchée il y a une semaine de cela», a déploré Pr Bah.

Il a insisté : «A l’état actuel, l’hôpital Ignace Deen ne peut pas garder les corps au delà de 48 heures, au risque de décomposition».

Share Button
Guineesignal

LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *