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À Ouistreham, un collectif dénonce des violences policières à l’encontre des migrants

À Ouistreham, un collectif dénonce des violences policières à l’encontre des migrants

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Le collectif d’aide aux migrants à Ouistreham (Normandie) a publié vendredi 21 septembre deux vidéos et plusieurs photos sur son compte Facebook montrant des migrants inconscients au sol, victimes de jets de gaz lacrymogène.

Le Collectif d’aide aux migrants à Ouistreham (Camo), en Normandie, a publié, vendredi 21 septembre, sur sa page Facebook plusieurs photos et deux vidéos relatant des « épisodes de gazages », comme les nomment les bénévoles qui dénoncent les violences exercées par les policiers à l’encontre des migrants.

Sur les photos, on peut voir trois jeunes migrants allongés par terre, visiblement sonnés, se tenant le visage. L’un d’eux a les yeux rouges.

La première vidéo montre un homme inerte traîné au sol par un gendarme. Quelques secondes plus tard, trois autres membres des forces de l’ordre viennent lui prêter main forte pour éloigner le migrant de la route et le déposer de l’autre côté des barrières. Quand les policiers le relâchent, l’homme s’écroule par terre.

elques minutes après le départ des forces de l’ordre. « Plusieurs migrants ont été gazés par les gendarmes. L’un d’eux a également été frappé au visage », explique à InfoMigrants Miguel, l’un des membres du Camo. Deux jeunes, dont un de 14 ans, ont ensuite perdu connaissance pendant de longues minutes, « presque une heure pour l’un d’entre eux », assure Miguel.

Entre 150 et 200 migrants à Ouistreham

Entre 150 et 200 migrants vivent à Ouistreham, dans l’attente de pouvoir rejoindre clandestinement l’Angleterre. Ils errent aux abords de la place Charles de Gaulle, à quelques mètres du port, essayant de grimper à l’arrière des camions de marchandises qui font route vers l’île britannique.

Les migrants blessés ont finalement repris leurs esprits peu avant l’arrivée des pompiers, appelés par les militants. « Les gendarmes sont partis en laissant deux hommes au sol, sans se préoccuper de leur état de santé », ajoute Miguel. « C’est scandaleux ! »

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La préfecture du Calvados confirme de son côté l’usage de gaz lacrymogène. « Il s’agissait là d’une réponse proportionnée et nécessaire aux agissements des personnes directement concernées », soutient la sous-préfète Camille Goyet, au quotidien régional Ouest France.

Ce n’est pas la première fois que le collectif accuse les forces de l’ordre d’user de la violence envers les migrants de Ouistreham. L’an dernier déjà, le collectif dénonçait le harcèlement policier qui se matérialisait notamment par le réveil des migrants à 4h du matin pour les déloger et la confiscation de leurs sacs de couchage.

« On venait de vivre une longue période de calme sur Ouistreham sans incident notable. Il semblerait que ce soit bien fini et que les violences injustifiées aient reprises », s’inquiètent les militants du Camo.

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