Accueil ACTUALITES AG de l’ UFDG de ce 06 Octobre 2018 : voici le compte rendu…
AG de l’ UFDG de ce 06 Octobre 2018 : voici le compte rendu…

AG de l’ UFDG de ce 06 Octobre 2018 : voici le compte rendu…

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COMPTE RENDU AG-UFDG DU 06 Septembre 2018
L’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est déroulée comme prévue ce samedi 06 septembre 2018 au siège du parti à la minière.
Les militants ont eu le plaisir d’accueillir en leur sein la candidate indépendante à la mairie de Manéah, Mme Bintou Sacko qui a décidé de rejoindre l’UFDG. Elle s’est engagée à soutenir le président de l’UFDG dans la conquête du pouvoir en 2020, elle assure que Manéah sera désormais un bastion incontesté du parti.
À sa prise de parole, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo a remercié les militants de son parti qui sont fidèles à son combat qui est celui de lutter contre la dictature afin d’instaurer l’état de droit, la justice et la démocratie.
Ensuite, il abordera la question du contentieux électoral qui semblait être réglé après la signature d’un accord, il déplore le retard accusé dans la mise en pratique dudit accord, « alors que nous avons tout fait pour qu’une solution soit trouvée au contentieux électoral, un accord a été signé depuis le 08 août pour qu’on puisse installer dans la transparence et le respect des lois du code électoral et des collectivités, nous n’avons pas eu droit à cette installation dans les délais normaux ».
Il a rappelé les conditions catastrophiques dans lesquelles les élections locales avaient été organisées, la fraude organisée dans les bureaux de centralisation afin de spolier son parti de sa victoire. Pour le principal opposant au régime Condé, le dialogue avait été obtenu après de longues protestations mais que le régime a comme d’habitude brillé par sa mauvaise foi. « depuis les élections du 04 février nous sommes entrain de nous battre pour récupérer nos sièges volés de manière flagrante dans les commissions administratives de centralisation, vous avez protesté par tous les moyens légaux contre la fraude, on nous a envoyé au dialogue mais le RPG a montré encore sa mauvaise foi », c’est ainsi que l’UFDG a accepté un compromis dans lequel le parti au pouvoir a rendu une partie du butin, ce compromis visait selon le chef de file de l’opposition guinéenne à sortir de la crise afin de se projeter pour les élections législatives à venir et de permettre l’installation des élus locaux.
Il déplore que malgré autant de concessions que les exécutifs communaux ne soient pas installés, « malgré cette concession, les élus ne sont pas encore installés, nous nous attendions à ce qu’ils soient installés dans la transparence ». Le président de l’UFDG estime que les principaux concernés devraient être informés par une circulaire venant du MATD au moins 3 jours avant, malheureusement personne ne sait quandils seront installés.
Cellou Dalein Diallo estime que le retard accusé dans l’information et l’installation des élus locaux est une provocation qui ne vise qu’à utiliser les mêmes pratiques pour voler et imposer les gens du RPG. Pour lui cela est le résultat de la difficulté qu’a le RPG à trouver des candidats de consensus au niveau des mairies puisqu’ils avaient remis à plus tard la désignation des têtes listes, le parti dit état veut donc retarder la mise en place des exécutifs communaux dans les communes où les questions d’arbitrage de choix ne sont pas réglées. Pour illustrer ses propos il cite la ville de Conakry notamment Matoto où il y a 5 candidats qui refusent de céder, à Nzérékoré aussi 3 des 5 candidats qui se battent pour la mairie veulent démissionner s’ils ne sont pas élus à la tête de la mairie. Il conclut que c’est pour cela que le RPG veut retarder le processus, ce qui est inacceptable, il appelle donc ses militants à se mobiliser, « ils veulent qu’on attende qu’ils règlent leurs problèmes donc je vais vous dire de rester mobilisés pour deux choses, ils veulent que les élections se fassent à main levée alors que la loi est claire le vote est secret, ils veulent aussi frauder encore ». Il enfonce le clou en excluant toute autre concession « nous avons fait les concessions que nous pouvions faire, il n’est plus question d’en faire, c’est à eux de choisir, soit ils appliquent l’accord de sortie de crise qu’on a signé le 08 août dans toutes ses dispositions et on organise l’installation des exécutifs dans le respect de la constitution et du code des collectivités ou on n’acceptera pas, soyez prêts car nous avons en face un chef d’État qui n’a jamais eu à coeur l’application de la constitution et des lois de la république ».
Revenant sur le décret de Alpha Condé entérinant la destitution de Kèlèfa Sall qui est intervenu au lendemain d’un discours qui semblait républicain, il estime que Alpha Condé ne peut gouverner que par le désordre, « c’est le désordre à l’Assemblée Nationale, à la cour constitutionnelle, à la banque centrale et c’est le désordre dans cette opération d’installation des conseillers communaux ». Par conséquent il appelle à la mobilisation par ce que seule la contrainte peut faire fléchir le régime, « il faut que vous sachiez que vous devez vous mobiliser encore parce qu’on ne peut rien obtenir de Alpha Condé dans la paix, ni le respect de nos lois, ni le respect des accords politiques, ni l’application des bonnes pratiques dans la gestion de notre pays ».
Il révèle que l’opposition est en pleine concertation avec les forces sociales en vue d’apporter la réponse adéquate à la destitution du président de la cour constitutionnelle, « nous sommes entrain de nous concerter avec les forces sociales et les syndicats pour constituer un front uni contre le 3ème mandat, on s’est pas précipité parce que la réaction sera à la hauteur de la forfaiture ». Il reste convaincu que les guinéens dans l’ensemble (même dans les rangs du régime) sont contre le tripatouillage de la constitution et que le jour où le mot d’ordre sera donné, ils sortiront tous pour exprimer leur désapprobation et qu’en ce moment Alpha Condé ne pensera plus à un troisième mandat mais se souciera plutôt de terminer son second et dernier mandat.
Il rassure qu’il a donné consigne aux conseillers du parti de refuser tout scrutin ouvert dans la désignation des maires car c’est le scrutin secret qui est autorisé par la constitution, il menace en ces termes: « toute installation qui ne respecte pas l’article 135 est nul et de nul effet ».
Il termine en réitérant son appel à la mobilisation et en adressant une boutade à Alpha Condé, « comme Alpha Condé a dit qu’il ne connaît pas la Guinée et que c’est son défunt qui connaissait la Guinée, il connaitra la Guinée et les guinéens ».
Maka N’denda

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