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UFDG : COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 28 SEPTEMBRE 2019

Comme à l’accoutumée, l’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue ce samedi 28 septembre au siège de la Minière sous la présidence du président Cellou Dalein Diallo.

Le parti a connu une nouvelle fois l’adhésion de plus de 500 personnes venues de la Guinée-forestière. Le parti a également noté l’arrivée de M. Ismaël Balde.

Le président Cellou Dalein Diallo, à sa prise de parole s’est remémoré le massacre du 28 septembre, à sa demande une minute de silence a été observée en la mémoire des victimes.
Rappelant la nécessité de rendre justice, il déclare, « nous devons exigé un procès non pas pour que certains aillent en prison, mais que les auteurs et les victimes admettent ensemble que c’est des actes inhumains et dégradants qui ont été commis pour que ça ne se répète pas; parce que l’impunité encourage la récidive ».

Établissant un lien entre l’impunité et les autres crimes sous le régime Condé, il dit, « c’est pas étonnant que ça a continué lors de nos manifestations de 2011 à maintenant, plus de 104 guinéens ont été tués. À Zogota, à une heure du matin des forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité des guinéens investissent un district et tuent des paisibles citoyens, jusqu’à présent, il n’y a pas de procès. On a violé les droits des gens à Galapaye, ils n’ont jamais été rétablis dans leur droit ».

Il accuse « M. Alpha Condé n’a pas voulu que le procès ait lieu pour des calculs politiciens ».
Il émettra ensuite un souhait, « il faut que la Guinée tourne la page avec la violence d’État pour qu’on avance vers la réconciliation et que nous prenons conscience que nous sommes tous des frères, et qu’on n’a pas le droit de violer les droits de son frère et de lui ôter la vie, sinon c’est toute la société qui reste de son côté indépendamment de son appartenance ethnique et politique ».

Estimant que les guinéens ont besoin de vivre dans la tolérance, la fraternité et la solidarité, il promet d’y veiller une fois au pouvoir.
Aux nouveaux adhérents venus de la forêt, il leur a promis ceci, « nous allons conquérir le pouvoir et l’exercer au profit exclusif de notre peuple, de toutes les préfectures, de toutes les régions et de toutes les composantes. Je l’ai dit ici à plusieurs reprises, (l’UFDG) une fois au pouvoir, les partis politiques d’opposition jouiront de tous leurs droits, celui de manifester, celui de participer à des élections justes et équitables ».

Plus loin, il leur assurera, que « tout ce que je peux vous dire, c’est que nous serons dignes de votre confiance ».
Par ailleurs, il a évoqué le non historique du peuple de Guinée le 28 septembre 1958, « nous sommes le 28 septembre, le 28 septembre 2009 c’est certes le stade en 2009, mais c’est aussi le 28 septembre 1958 : lorsque toutes les forces politiques de Guinée se sont retrouvées, se sont rassemblées et ont décidé de voter  »non » ».

Appelant au patriotisme légendaire des guinéens, il lance, « Il est temps que tous les patriotes se retrouvent pour arrêter le projet de troisième mandat comme on l’a fait en 1958. M. Alpha ne veut pas reculer, il veut faire l’économie d’un référendum en organisant une mascarade électorale pour s’octroyer une majorité qualifiée (à l’Assemblée) pour adopter une nouvelle constitution ».

Dénonçant l’état du fichier électoral et le refus du pouvoir d’appliquer les recommandations de la mission d’audit, il révèle la confection de 6 millions de fiches qui serviront à reconnaître les électeurs en lieu et place des machines qui devraient permettre de reconnaître et recenser les électeurs à travers leurs données Alpha et Biométrique.
D’un ton révélateur, il dira, « on a constaté que plus de 3 millions 100 milles électeurs n’étaient pas dédoublonnés, il y a un millions 652 milles électeurs qui n’ont pas de données biométriques, c’était un fichier taillé sur mesure pour réaliser le coup KO en 2015 ».

Et de poursuivre, « maintenant créons un fichier moderne répondant à toutes les qualités d’un fichier numérique, il veulent pas ça, ils créent un chronogramme dans lequel l’enrôlement se fera en 25 jours alors que vous avez 6 millions 400 milles électeurs qui arrivent et ceux qui ont atteint l’âge de voter entre 2015 et 2019, vous pouvez faire ça en 25 jours ? À quoi sert les fiches ? Personne ne sait. Mais tout cela procède du même soucis, celui d’organiser un hold-up électoral à l’occasion des législatives pour donner la majorité qualifiée à M. Alpha Condé ».

Il dénoncera aussi la violation de la loi sur l’installation des chefs de quartier et de district tout simplement parce que ceux qui les occupent actuellement font preuve de zèle dans les hold-up électoraux en faveur du pouvoir.
D’un ton ferme, il lance un appel, « mes chers frères, comme en 1958 les guinéens se sont mobilisés pour voter, il faut que vous soyez prêts à sortir pour arrêter cette machine, cette fraude électorale, la promotion du troisième mandat ne va plus tarder, le FNDC va lancer le mot d’ordre, préparez vous pour que tout le monde sorte pour refuser la dictature ».

Maka N’denda (attaché de presse de Cellou Dalein Diallo)