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UFDG: COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 14 SEPTEMBRE 2019
l’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est déroulée ce samedi 14 septembre 2019 sous la présidence du vice-président chargé des affaires juridiques et sociales, honorable Fode Oussou Fofana au siège du parti à la Minière.

À sa prise de parole, il a réitéré le défi qu’il avait lancé à Alpha Condé la semaine dernière, « si M. Alpha Condé est prêt, il n’a qu’à annoncer lui-même qu’il veut un troisième mandat, il verra le peuple devant lui ».

Ensuite, il a précisé qu’à cause du troisième mandat, Alpha Condé s’est créé des inimitiés transnationales, « aujourd’hui, M. Alpha Condé a comme adversaire le monde entier, quand je vous dit le monde entier, vous savez aujourd’hui, il a rencontré ses collègues de la CEDEAO, le président du Nigeria l’a dissuadé en lui disant clairement que ce n’est pas la peine d’essayer de modifier la constitution pour rester au pouvoir ».

Abondant dans le même sens, il dit, « Il a reçu un autre message de la communauté internationale, quoiqu’on dise si il veut il n’a qu’à dire que la Guinée est un État indépendant et souverain, mais tout le monde connait les relations que nous avons nous même avec la communauté internationale surtout l’Union Européenne, à ce niveau je pense que les gens sont très clairs, on lui a expliqué qu’il ne peut pas avoir un troisième mandat ».

Evocant le récent séjour du président Condé aux États-Unis, dans un ton emprunt de déception, il déclare, « il est allé aux États-Unis, vous avez vu tout ce qu’il y a eu comme boucan, nous avons été humiliés parce que tous ceux qui sont nés avant 1962 doivent se rappeler que le feu président Ahmed Sékou Touré a été reçu aux États-Unis en 1962 par le président John Kennedy, la Guinée a été honorée et reconnue. Le président Sékou Touré a donné une image positive à la Guinée puisqu’il a été bien reçu là bas ».

Satisfait de la prise de position des autorités américaines en faveur de la démocratie, il lance, « il a forcé, il a eu un rendez-vous, il a été reçu par un haut responsable qui lui a dit dans un langage et un français simples que nous les États-Unis nous nous battons pour des transitions apaisées, nous nous battons pour qu’il y ait la démocratie dans tous les pays africains, nous ne pouvons pas accompagner les chefs d’États qui veulent instaurer la dictature, nous ne pouvons pas non plus collaborer avec des pays là où il y a les corruption (…), la Guinée est reconnu comme un pays de corruption ».

Il mettra en exergue la méconnaissance du président Condé qui a dit que les États-Unis ont eu 27 constitutions en lieu et place de 27 d’amendements. Il affirmera qu’il est tout autant possible d’amender la constitution de notre pays tout en rappelant que le but poursuivi par le président Condé ne s’inscrit pas dans ce sens mais plutôt de faire sauter les intangibilités pour s’octroyer un troisième mandat.

Il a par ailleurs dénoncé le non-respect des accords politiques par le régime Condé qui invite aujourd’hui les acteurs sociopolitique à un soit disant dialogue autour d’un assassinat de la démocratie naissante en Guinée. Il a rappelé qu’Alpha Condé qui a toujours refusé de dialoguer avec Lansana Conté est mal placé pour réclamer un dialogue surtout lorsqu’il s’agit de tripatouiller la loi fondamentale de notre République.

Pour lui les seuls sujets autour desquels ils peuvent dialoguer sont : le massacre du 28 septembre (rendre justice aux victimes), les modalités de départ et de l’après présidence de Alpha Condé.
Irrité par la mystification créée autour du président Condé et du danger qui guette la Guinée à cause de son entêtement, il déclare, « M. Alpha Condé n’est pas un Dieu, c’est un être humain, il est président parce qu’on l’a mis là, il est obligé de respecter les guinéens, il ne peut pas créer un autre 28 septembre parce qu’il veut être président. Il sait que s’il force la situation les guinéens n’accepteront pas (…), le Front National pour la Défense de la Constitution ne défend pas un parti politique, mais les citoyens guinéens ».

Il a dénoncé le forcing programmé à la CENI, il déclare, « il veut forcer la situation, vous avez vu ce qui se passe à la CENI, vous avez entendu le discours qu’il (président de la CENI) a tenu, on a terminé les élections communales, jusqu’aujourdhui les chefs de quartier ne sont pas installés, en 2018 on a été obligés de prolonger le mandat des députés parce qu’il n’y avait pas d’argent, en 2019 il n’y a même pas de budget pour la CENI, le président dit j’ai confiance en la CENI, il a confiance en la CENI parallèle, il a confiance en la CENI qu’il consulte ».

Jugeant impossible d’organiser les législatives au mois de décembre, il révèle que Alpha Condé veut désormais truquer les législatives pour obtenir la majorité en vue de faire passer la nouvelle constitution.
D’un ton ferme, il affirme, « laissez Kébé raconter ce qu’il veut, il n’y aura pas d’élection tant qu’on n’a pas fini avec les chefs de quartier, il n’y aura pas d’élection législatives si le fichier n’est pas assaini ».

Egratignant le sulfureux Bantama Sow, « il y a quelqu’un là-bas lorsqu’il prend un comprimé de valium, il insulte tout le monde, il raconte des histoires ».

Maka N’denda (attaché de presse du président Cellou Dalein Diallo)