Accueil ACTUALITES AG de l’UFDG du 02 février 2019 : voici le compte rendu…
AG de l’UFDG du 02 février 2019 : voici le compte rendu…

AG de l’UFDG du 02 février 2019 : voici le compte rendu…

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COMPTE RENDU AG-UFDG DU 02 FÉVRIER 2019.

Présidée par l’honorable Fodé Oussou Fofana, vice-président chargé des affaires sociales, l’Assemblée générale hebdomadaire s’est tenue ce samedi 02 février 2019 au siège du parti à la Minière.

L’honorable Fodé Oussou Fofana, a, dès l’entame de son propos, rendu un vibrant hommage à la mère de l’honorable Mariama Taata Bah en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en sa mémoire.

Il a transmis les salutations du président Cellou Dalein Diallo aux militants, il a salué l’engagement des militants qui maintiennent le même rythme de mobilisation même en l’absence du président Cellou Dalein Diallo.
Parlant du meeting du président Cellou Dalein Diallo à Paris, « vous avez suivi le président du côté de Paris, vous avez suivi ses discours, vous avez suivi le respect que le monde entier lui accorde, vous avez compris, je pense que l’ensemble des guinéens ont compris que Elhadj Cellou est prêt à gouverner ce pays, c’est un homme d’État qui est aimé, respecté et qui est parvenu à faire de l’UFDG le plus grand parti de l’Afrique, il faut le dire et l’affirmer ».

Il martèle en rappelant que tout collaborateur ou allié du régime en place sera considéré comme un adversaire, « quiconque collabore avec Alpha Condé, avec la gouvernance d’Alpha Condé, tu es avec lui, tu travailles avec lui, tu es membre de son gouvernement ou tu es en alliance avec lui, l’UFDG te considère comme un adversaire, parce qu’Alpha Condé est notre adversaire, que ce soit clair et noté pour tout le monde ».

Sur le cas de Matoto, il donne des précisions sur la démarche du parti à travers la saisie de la cour suprême, « je reviens sur la situation de Matoto, il faut qu’on en parle pour que tout le monde comprenne, nous sommes allés à la Cour suprême, non pas pour un contentieux électoral, nous sommes partis à la cour suprême parce que dès que Kalemodou Yansané a été élu, le ministre Bourema Condé sans preuve, avec un gros mensonge a annulé en disant que des gens infiltrés sont entrés pour faire la pagaille, nous avons envoyé le procès à la cour suprême, je suis heureux de vous dire que le procureur de la république a été très clair que le ministre Bourema Condé n’a pas le droit d’annuler une élection, pour nous le dossier est clos, à la place du ministre Bourema Condé j’aurais démissionné ».

Il est brièvement revenu sur le déroulement du processus électoral à la commune de Matoto, il a même exhibé des photos montrant l’arrestation du fameux Moussa Kéita qui a déchiré les bulletins en complicité avec le délégué du ministre de l’administration du territoire. Il estime que Moussa Kéita doit être la prison.

D’un ton ferme, il martèle, « mais je vais encore le dire, pour nous UFDG, installer quelqu’un d’autre à la place de Kalemodou, il faudra marcher sur nos cadavres, que ça soit très clair, pour nous c’est non négociable, il a gagné, s’il n’avait pas gagné on aurait entendu Tos, qui a entendu Tos parlé ? La personne qui a reconnu sa défaite c’est Tos. De quoi Bourema Condé se mêle ? ».

Il a dénoncé le retard accusé dans l’installation des communes (bientôt un an), le maire de Ratoma n’est toujours pas installé malgré sa victoire, la commune de Kankan toujours pas installée à cause d’un malentendu entre deux responsables du RPG, le maire de Wourekaba n’est toujours pas installé sur ordre du ministre Bantama Sow. La Guinée est selon lui la risée du monde.

Il a dénoncé l’attitude du président Condé qui veut attribuer le recouvrement des impôts à une commission dirigée par Alhassane Condé en lieu et place des communes, « il veut gérer les communes à la place des maires élus, c’est inacceptable, j’en ai honte ».

Répondant aux promoteurs du troisième mandat et d’une nouvelle constitution, « vous savez que dans ce pays, il y a des pyromanes, certains vous parlent d’un troisième mandat, il y en a qui vous parlent d’une nouvelle constitution et qui disent qu’elle annulerait les deux premiers mandats, je vais vous dire, que ça soit très clair, M.Alpha Condé ne trouvera pas seulement l’UFDG, mais tout le peuple de Guinée debout comme en 1958 pour lui dire clairement que son mandat se termine le 21 décembre 2020 ».

Il explique les incidences concernant la mise en doute de la constitution actuelle, « c’est sur la constitution guinéenne que M. Alpha Condé a juré deux fois, dire que cette constitution n’est pas bien, c’est comme si vous mettez en doute l’élection et la légitimité de Alpha Condé ». Il affirme clairement que malgré les divergences qui existent entre les leaders, il existe un point qui les unis, « croyez moi, même s’il y a des problèmes entre les leaders, il y a un seul point sur lequel tous les leaders (Cellou Dalein, Sydia, Kouyaté et autres) sont d’accord, ils sont contre un troisième mandat d’Alpha Condé ». Il met au défi le président Condé de demander un troisième mandat sous peine de voir son mandat en cours écourté.

Répondant à Aziz Diop qui a demandé un mandat à vie pour Alpha Condé, il le tacle et révèle, « un préfet incapable de régler l’installation des conseils communaux se lève pour demander un troisième mandat, il paraît qu’on lui a envoyé un véhicule pour avoir dit cela ». Il estime que les nombreux décrets et contre décrets sont le signe d’une fin de règne.

Il a terminé en lançant un appel à Alpha Condé, « je voudrais terminer en lançant un appel solennel à M. Alpha Condé, certainement il n’est pas au courant de la situation de Matoto, je voudrais l’informer que l’honorable Kalemodou a gagné dans les règles de l’art la commune de Matoto, nous lui demandons humblement pour la paix et pour le bien de la Guinée, d’ordonner à son ministre Bourema Condé d’aller installer et terminer les élections à Matoto ».

Maka N’denda

Guineesignal

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