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COMPTE RENDU AG-UFDG DU SAMEDI DU 09 MARS 2019
C’est dans un siège archi comble que s’est tenu l’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG ce samedi 09 mars 2019.
L’ensemble des communications étaient basées essentiellement sur l’appel à la solidarité des victimes du déguerpissement de Kaporo rails.

Le président Cellou Dalein Diallo a dès le début de son discours, adressé ses voeux aux femmes de Guinée tout en félicitant les militantes du parti pour leur illustration lors de cette journée, « je vais commencer par souhaité aux femmes de l’UFDG et à toutes les femmes de Guinée, bonne fête. Je voudrais féliciter les femmes de l’UFDG qui ont participé de manière remarquée hier au palais du peuple à la fête internationale des femmes, vous avez honoré l’UFDG, l’opposition républicaine et la Guinée, parce que vous avez exprimé aujourd’hui ce que ressent le peuple de Guinée ».
Il a mis l’occasion à profit pour rappeler la contribution non-négligeable des femmes dans le noble combat pour l’instauration de la démocratie, « c’est le moment de rappeler brièvement le rôle important joué par les femmes de l’UFDG dans le combat que le parti mène pour l’avènement en Guinée d’une société plus juste, d’une société respectueuse des droits humains et des libertés fondamentales, les femmes de Guinée ont contribué de manière remarquable aux nombreuses victoires enregistrées pour l’obtention de ces valeurs. À l’UFDG les femmes ont été présentes à tous les fronts, et bien entendu elles ont vécu beaucoup de violences de la part de monsieur Alpha et de son État ».
Pour illustrer ses propos, il a rappelé les jugements, condamnations injustifiées de certaines femmes lors d’un de ses acceuils à l’aéroport ainsi que les brimades (lors des expéditions punitives post manifestation). Il a rappelé également la répression des femmes lors de certaines de leurs marches réclamant la justice pour leurs enfants. Il a en outre, rappelé l’assassinat impuni de Mariam Bah le 16 mars 2018.
C’est un Cellou Dalein Diallo ému qui s’est exprimé sur le cas de Kaporo rails, « dans un monde où la solidarité humaine est la règle, c’est l’État qui vient humilier ses citoyens, détruire leurs maisons, alors que dans un pays normal lorsqu’il y a une calamité comme celle que l’État a créé, l’État est le premier à être aux côtés des citoyens pour les aider ». Il constate malheureusement qu’en Guinée, c’est l’État qui fait des sans abris sur son propre territoire.

Le chef de file de l’opposition guinéenne voit dans ce déguerpissement une manoeuvre visant l’UFDG et ses militants, « ce n’est pas pour la récupération des terres, c’est le combat contre l’UFDG et ses militants parce qu’on sait que Ratoma c’est le fief de l’UFDG et on sait qu’il y a une communauté qu’il déteste qui habite là bas. On aurait pu obtenir des résultats si c’est le déguerpissement pour cause d’utilité publique, on aurait pu prendre des dispositions parce que c’est des fils du pays ».
Outré par la violence et l’indélicatesse avec laquelle ce déguerpissement a été orchestré, il lance, « même une armée d’occupation ne peut pas se comporter comme ça, c’est Alpha Condé qui peut faire ça, mettre des enfants dehors sans abris, sans nourriture et sans école, alors que le premier recours du citoyen en cas de difficulté c’est l’État. Mais c’est l’État qui est à l’origine de l’insécurité et de la destruction des maisons (…), je vous ai toujours dit ici qu’Alpha Condé n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle, un président de la république doit veiller à la sécurité des citoyens ».
Plus loin, il dira ceci: « il a fait assassiné 103 de leurs enfants qui n’ont pas eu droit à la justice, maintenant il vient les chasser de leurs logements, beaucoup habitaient là bas avant le décret déclarant cette zone  »zone réservée », l’État n’a rien fait pour empêcher que les gens s’installent, le minimum qu’on fait sur le plan humain, lorsque tu dois vider quelqu’un de sa maison précaire qu’il a construite avec une épargne difficilement constituée dans des conditions difficiles, le minimum pour l’État c’est de chercher à le recaser même à 100 km de la ville ».
Face à cette gouvernance marginale, le principal opposant d’Alpha préconise, « nous devons continuer notre combat pour débarrasser de la Guinée de ces hommes sans foi ni loi, qui n’ont pas pitié et de sens de respect pour les citoyens, ce n’est pas acceptable, je tiens à renouveler la solidarité du parti avec ces citoyens victimes de la violence d’État, l’UFDG a toujours réagi lorsqu’il y a eu des calamités naturelles, je l’ai rappelé ici c’est une calamité créée par l’État qui devait être le premier à secourir les citoyens ».

Le président Cellou Dalein Diallo perçoit cette indifférence, une volonté manifeste du régime d’humilier et de rabaisser ces citoyens, il lui oppose la grandeur divine. Il résume le combat de l’UFDG en ces termes, « nous sommes réunis autour des valeurs essentielles pour que la Guinée soit une, indivisible et pour que tous les citoyens soient des princes au droit inviolable et que la solidarité humaine joue entre nous, et pour que la démocratie apaisée soit là pour que les libertés fondamentales soient respectées. Ce n’est pas la volonté de Alpha, il a suspendu une partie de la constitution, celle relative à la liberté de manifester ».
Le president Cellou Dalein Diallo a enfin rappelé la nécessité de continuer le combat pour la démocratie tout en appelant à un mouvement de solidarité à l’égard des victimes de Kaporo rails.

Maka N’denda