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COMPTE RENDU AG-UFDG DU 12 JANVIER 2019.

L’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue ce samedi 12 janvier 2019 dans une ambiance carnavalesque au siège de l’UFDG.

Elle aura été marquée par l’adhésion de M. Souleymane Souza Konaté (ex fédéral de l’UFC) qui quitte le parti de Aboubacar Sylla au profit de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo. Les structures du parti ont aussi présenté leurs voeux au président de l’UFDG.

À l’entame de son discours, le chef de file de l’opposition a remercié ses militants pour leur mobilisation et leur constance dans le noble combat de l’instauration de la démocratie, « ils sont rares les politiques qui peuvent mobiliser autant de monde sans envoyer des bus ou de l’argent à leur militants, donc lorsque je suis là le samedi, je me ressource, parce que je constate que nos militants sont toujours déterminés. Ils sont désintéressés, ils se battent pour défendre des valeurs, des acquis démocratiques, pour l’instauration d’une démocratie apaisée et d’un état de droit qui veille sur la sécurité et le respect de la dignité de tous les citoyens du pays, ce sont ces principes qui nous réunissent à l’UFDG et c’est à cause de ceux-ci que nous consentons à des sacrifices ».

Il a, dans la foulée, présenter ses voeux à l’ensemble des structures tout en félicitant ses membres pour le travail conséquent qu’ils ont accompli ces dernières années.

Conscient du danger que court la démocratie guinéenne, il appelle les militants et le peuple de Guinée à la mobilisation, « je dois vous dire qu’il faut que vous vous mobilisiez, les acquis démocratiques sont menacés, Alpha Condé a décidé de ne pas respecter la loi fondamentale pour s’octroyer un troisième mandat ou à defaut, prolonger son second et dernier mandat, c’est un défi pour le peuple de Guinée, pour l’UFDG et l’opposition républicaine, nous devons défendre notre constitution et travailler pour l’avènement d’une alternance démocratique ».

Il a rappelé les fraudes orchestrées par le régime lors du processus électoral et dans la mise en place des exécutifs communaux. Il a dénoncé le retard accusé dans la mise en place des exécutifs, il a rappelé l’élection transparente de l’honorable Kalemodou devant la presse qui a relayé fidèlement les faits. Il a tout autant condamné, la mauvaise foi des actuels gouvernants qui nient et refusent d’appliquer un accord qu’ils ont eux même signé. Outré, il s’interroge, « n’ont-ils pas honte de la presse et du peuple de Guinée ? ».

Il déplore l’impunité institutionnalisée par le régime Condé qui encourage ainsi la récidive en violation flagrante du premier droit de l’homme, « l’impunité encourage la récidive, le premier droit de l’homme c’est la vie, il a violé ce droit en ôtant la vie à des jeunes qui ont laissé derrière eux des veuves et des petits enfants sans qu’aucune enquête ne soit diligentée ».

Par conséquent, il appelle à la reprise des manifestations qui sont consacrées par la constitution, « nous devons nous mobiliser pour reprendre les manifestations, on ne peut pas accepter que cette partie importante de la constitution soit suspendue. Il l’a fait impunément, nous ne pouvons plus tolérer ça, il faut qu’on se mobilise avec de nouvelles stratégies pour exercer notre droit et empêcher Alpha Condé de continuer sa sale besogne contre la démocratie, contre l’état de droit et les droits humains ».

Il estime que l’UFDG est le seul espoir du peuple de Guinée, il exhorte à la détermination malgré tout l’arsenal de répression dont s’est doté l’actuel régime (gaz lacrymogènes toxiques et autres), reculer serait mettre en péril tous les sacrifices consentis dans ce noble combat, « le combat que nous menons est si noble qu’on ne peut pas reculer, il faut qu’on se mobilise, parce que sinon le combat que nous avons mené, les sacrifices que nous avons consentis risquent d’être vains, il (Alpha) veut pas s’arrêter, il veut continuer ».

Face aux violations quotidiennes de la loi et des libertés et l’absence de recours, il dit ceci: « la justice est à sa dévotion, vous le savez, vous n’avez pas de recours, la rue c’est votre recours et on doit le préserver ». À ceux qui s’interrogent sur la stratégie de l’opposition, il répond ceci: « nous devons rester républicains et travailler avec des instruments prévus par nos lois, la manifestation dans la rue est un droit constitutionnel auquel on ne peut pas renoncer ».

Dans un ton ferme, il déclare, « 2019 et 2020 ne seront pas des années de tout repos pour l’opposition, il faut que vous soyez prêts à affronter Alpha par tous les moyens légaux, la victoire sera de notre côté ».

En outre, il a expliqué la stratégie de Alpha qui est entrain de mettre en oeuvre les conditions du glissement, « il a créé les conditions de glissement en refusant de mettre en place la CENI au moment indiqué par l’accord de 2016, elle devait être mis en place lors de la session des lois de 2017, l’appel d’offre pour le recrutement de l’opérateur chargé de l’assainissement du fichier devait être fait en novembre 2016 ».

Il enchaîne en ces termes: « comme ils ont un agenda à eux que le peuple de Guinée ne connaît pas et qui ne correspond nullement aux accords politiques et aux lois de la république, ils ont refusé de le faire, on a traîné pendant un an avec les élections locales pour justifier le glissement ». Le président de l’UFDG voit en ces démarches une volonté manifeste de Alpha de s’octroyer un troisième mandat ou une prolongation du second mandat en cours. Face à ça, il estime de son devoir de mettre fin à la trêve et de résister par tous les moyens légaux.

Il a salué le travail gigantesque abattu par les cadres du parti qui ont obtenu toutes les preuves du vol orchestré, le parti a pu obtenir un résultat honorifique malgré le climat de terreur entretenu par le pouvoir. Il juge que le peuple a pris conscience, « les guinéens sont entrain de se rendre compte après tant d’années de campagnes d’intoxication contre l’UFDG et son président, aujourd’hui voyez le score à Siguiri, à Kintinian, le RPG a été désavoué ».

Il conclut en ces termes, « les guinéens ont compris, mobilisons nous, la victoire sera de notre côté ».

Maka N’denda