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L’Afrique perd, chaque année, environ 25 pour cent de son PIB moyen, à cause de la corruption.

«Vers une position africaine commune pour le recouvrement des avoirs (africains spoliés, ndlr)», tel était le thème de la 4ème assemblée générale annuelle du «Réseau des institutions nationales de lutte contre la corruption de l’Afrique de l’Ouest»(RINLCAO), tenue les 5 et 6 novembre 2019, à Lomé, capitale du Togo. Ces assises ont été initiées par la «Haute autorité (togolaise, ndlr) de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées» (HAPLUCIA Togo).

Ont pris part à cette rencontre, les délégués des 15 pays membres de la «Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest» (CEDEAO) outre les délégués des cinq pays du Maghreb (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, et Libye). «L’objectif est de fédérer les efforts pour lutter contre les actes de corruption dans la sous-région», a rapporté l’Agence de presse togolaise (ATOP).

«Il s’agit aussi de créer un climat favorable à la lutte contre ce fléau et de promouvoir l’intégration et la coopération entre les pays membres en vue d’accroître la stabilité économique et contribuer au développement endogène», a-t-on ajouté. À cette occasion, les délégués présents ont examiné et adopté «les statuts révisés», du RINLCAO, et le «renforcement» de ses capacités opérationnelles.

Créé en 2010, le RINLCAO est chargé de promouvoir la coordination et la coopération entre les institutions nationales établies pour combattre la corruption dans la région de l’Afrique de l’Ouest, a-t-on rappelé. Depuis plusieurs années, l’Afrique tient le bas du tableau du classement annuel de «l’Indice de perception de la corruption» (IPC) dans le monde, de l’ONG «Transparency International». Dans son rapport 2018, sur les 180 pays recensés par l’IPC, la majorité de 49 pays africains sont classés au rouge. Gangrenée par la corruption, l’Afrique perd, chaque année, environ 25 pour cent de son PIB moyen, à cause de ce fléau, selon les estimation de l’ONU.

dw.de