+224 625 130 505 info@guineesignal.com
Sélectionner une page

La «finalisation» d’un «plan d’action prioritaire» contre le terrorisme dans la «Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest» (CEDEAO) a fait l’objet d’une réunion entre des experts sécuritaires gouvernementaux représentant les 15 pays membres de ce bloc. Cette réunion de deux jours, s’est déroulée récemment à Abuja, au Nigéria, siège la CEDEAO, selon un communiqué publié par cette organisation intergouvernementale ouest-africaine.

«Le plan d’action prioritaire, avec son budget et son calendrier de mise en œuvre, est facturé pour être présenté à la session ordinaire du Sommet des chefs d’État (de la CEDEAO, ndlr), prévue pour le 21 décembre 2019», a-t-on annoncé. Les experts sécuritaires gouvernementaux ont été informés des composantes et des éléments du plan d’action, a-t-on ajouté.

Le terrorisme est devenu «la menace majeure pour la sécurité de tous les États membres de la CEDEAO», a prévenu Gen Francis Behanzin, commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la CEDEAO. «Il y a un lien croissant entre le crime organisé, les conflits intercommunautaires et le terrorisme», a-t-il affirmé, cité dans le communiqué. Selon ce responsable «les problèmes de sécurité liés au terrorisme affectent tous les États de la région et ont des conséquences dans toute l’Afrique de l’Ouest, tant dans l’arrière-pays que dans les pays côtiers».

«En dépit des 18 stratégies développées par la communauté internationale pour le Sahel-Sahara pour relever les défis de sécurité, de développement et de gouvernance, il y a encore la prévalence des contraintes de coordination, de financement et de mise en œuvre», a-t-il déploré. À cet égard, il a appelé à la «mise en commun des efforts et la coordination des initiatives de lutte contre le terrorisme» dans la région.

Il s’agit du «partage efficace de l’intelligence (renseignements, ndlr) entre les services de sécurité des États membres» de la CEDEAO, de «la formation et l’équipement des acteurs de l’État impliqué dans la lutte contre le terrorisme», du «renforcement de la gestion et du contrôle de la sécurité aux frontières terrestres, aériennes, maritimes et fluviales, y compris le contrôle des armes à usage multiple et des produits sensibles».

Il s’agit également de «la lutte contre le financement du terrorisme, la promotion de la communication, le dialogue inter-communautaire et la prévention de l’extrémisme violent, ainsi que le plan d’action et de mobilisation des ressources pour le financement de la lutte contre le terrorisme dans la région de la CEDEAO».