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“Je suis un couche tard, mais je fais le tour du cadran le week-end !” . La fameuse méthode de la grasse matinée dominicale pour se “requinquer” est à jeter aux oubliettes, d’après une nouvelle étude américaine. Dérèglement de l’horloge biologique, risque de surpoids… Et si la vie appartenait à ceux qui se couchent tôt ? Explications.

La grasse mat’ du dimanche est insuffisante pour compenser un manque de sommeil

Dans le cadre de l’étude publiée dans Current Biology, une population de jeunes adultes a été divisée en trois groupes :

  • Le premier avait un temps de sommeil limité à 5 heures par nuit, en semaine. En revanche, il pouvait dormir autant qu’il le souhaitait le week-end.
  • le second groupe devait se contenter de 5 heures de sommeil aussi bien la semaine que le week-end. Il n’avait donc pas la possibilité de récupérer sa dette de sommeil.
  • Enfin le dernier groupe devait dormir un temps de sommeil suffisant de 9 heures par nuit.

L’étude explique que les deux premiers groupes ont cumulé une dette de sommeil d’environ 12 heures. Les résultats de leurs travaux démontrent que les participants, qui en avaient la possibilité (le premier groupe), n’ont pas réussi à rattraper ce temps perdu et n’ont dormi au final que 1,1 heure de plus par rapport à leur besoins (qu’ils estiment donc à environ 7 h 30 par nuit). Cette étude montre donc qu’il n’est pas possible (ou du moins difficile) de “rattraper” le sommeil perdu, en dormant plus longtemps le week-end !

Le “rattrapage” du week-end dérègle notre horloge biologique

L’étude montre que cette stratégie de “rattrapage” du week-end serait finalement plus néfaste sur le plan de notre l’horloge biologique. En effet, les participants qui comptaient sur le week-end pour rattraper leur carence en sommeil, ont provoqué un dérèglement de leur “cycle circadiens” (selon l’étude) à cause de leur irrégularité horaire.

Les participants à temps de sommeil réduit week-end compris, n’ont pas subi pas de tels dérèglements. Malgré des nuits plus courtes, leur rythme restait plus stable.

Mauvaise nouvelle pour les couche-tard qui comptent sur les grasses matinées du week-end. D’après les chercheurs, le secret d’une bonne santé est de “faire ses nuits”, toute la semaine !

Dette de sommeil : gare au surpoids !

Se coucher tard la semaine pourrait favoriser le surpoids. Selon les scientifiques, les couches-tard sont plus fréquemment enclins à des petits détours dans le frigo nocturnes, ce qui se traduit par une prise de poids.

De plus, la dette de sommeil entraîne des dérèglements métaboliques avec une diminution de la sensibilité à l’insuline, qui peut favoriser le surpoids. Selon les résultats de cette étude, le groupe privé de sommeil à temps plein a vu sa sensibilité à l’insuline diminuer d’environ 13%. En revanche, chez le groupe privé de sommeil qui pouvait se reposer le week-end,  la sensibilité à l’insuline a diminué entre 9% et 27%. Les résultats de ce second groupe sont donc plus préoccupants que ceux du premier groupe, qui dormait pourtant moins.

Ces travaux rappellent donc qu’un sommeil réparateur requiert non seulement d’un temps de sommeil suffisant mais aussi d’une régularité des horaires du coucher et du lever. S’il est toujours préférable de rattraper une carence en sommeil, pratiquer le “yoyo” peut engendrer des déséquilibres sur le plan métabolique et hormonale. De tels comportements peuvent mener à un état de fatigue chronique, à des troubles du sommeil et à un surpoids. *

dora laty

Ecrit par:

Dora Laty

Sources :

Ad libitum Weekend Recovery Sleep Fails to Prevent Metabolic Dysregulation during a Repeating Pattern of Insufficient Sleep and Weekend Recovery Sleep – Christopher M. Depner et al. – Current Biology – Published: February 28, 2019 (accessible en ligne)