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Le ministre Cheick Taliby Sylla en compagnie d’une forte délégation de son département, était sur le site du barrage hydroélectrique ‘ d’Amaria ‘ en debut de cette semaine. Objectif, s’enquérir de l’effectivité des travaux de construction de ce barrage de 300 MW.

Sur le site, on constate que c’est un véritable chantier qui est amorcé. Avec plusieurs centaines hommes et des machines déployées ici et là, la construction du barrage d’Amaria a effectivement commencé et ça ne date pas d’aujourd’hui, explique le ministre de l’énergie. << Je suis venu ici pour constater de vue, l’avancement des travaux de ce site. Il est important de rappeler que le 19 janvier 2019, son excellence Monsieur le Président de la République, le professeur Alpha Condé était là avec une forte délégation gouvernementale, pour lancer les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Amaria. Le dernier barrage des unités de Kaléta et Souapiti qui se trouvent à 24 km de la décharge naturelle du fleuve Konkouré dans l’océan. Là où il y a les quatre ponts précisément >>, dit Cheick Taliby Sylla à l’entame de son allocution.

Poursuivant, le ministre de l’énergie est revenu sur la particularité du barrage hydroélectrique d’Amaria par rapport aux autres. << Aujourd’hui, ce que nous voyons ici, nous réconforte d’avantage. Car, la mission que le Président de la République nous a confié est entrain d’être exécutée avec la plus grande assurance avec le chronogramme qui a été élaboré et accepté par tous. Amaria sera un véritable symbole dans la construction des ouvrages hydroélectriques en République de Guinée. Amaria sera le premier ouvrage exécuté en BOT (Build Operate Transfer). Si Souapiti a été fait en partenariat public-privé, Amaria c’est en BOT (Build Operate Transfer). Ça veut dire que quand les travaux seront finis, le temps d’exploitation, l’investisseur va rétrocéder cet ouvrage à la Guinée pendant la période du contrat qui a été établi.>>

Dr Cheick Taliby Sylla a ensuite évoqué les clauses de la convention entre la Guinée et le partenaire chinois sensé réaliser ce barrage : << Alors, l’investisseur, c’est TBEA. C’est une grande entreprise chinoise privée avec laquelle il y a une convention de partenariat élargie. C’est là où se décrira la synergie mine et énergie. L’énergie partira d’ici pour Taïgbé, là où se trouvera le site de transformation de la bauxite. Comme le président aime à le dire : ‘ Extraire – Transformer – Commercialer ‘, la chaîne des valeurs qui va renforcer d’avantages les mines. TBEA est engagé jusqu’à la production de l’aluminium et jusqu’au produit fini utilisable sur le marché mondial dans la construction des avions, les lignes électriques et autres. Cette synergie va permettre de renforcer l’alimentation en énergie du système interconnecté >>, renchérit le patron du département de l’énergie.

Parlant du système interconnecté, Cheick Taliby Sylla précise : << Mais ce système interconnecté dans les années à venir ne se limitera pas seulement de Conakry à Labé. Ça sera Conakry – Linsan, Linsan – Faranah – Kissidougou – Gueckedou – Macenta – N’Zérekoré. C’est ça que nous avons appelé ‘ la boucle de Guinée ‘. C’est pourquoi je veux rassurer le peuple de Guinée, que le grand bâtisseur qui n’est autre que le professeur Alpha Condé, est à soutenir. Il est à féliciter pour les travaux réalisés. En 9 ans, trois ouvrages hydroélectriques, en 9 ans, toutes les préfectures de la Guinée aujourd’hui sont dotées d’un système de distribution d’électricité moderne avec un réseau tout neuf et des groupes électrogènes qui sont installés >>, rajoute le ministre de l’énergie.
Financés à hauteur de 1 milliards 800 mille dollars américains (à travers un contrat de BOT entre la société TBEA et le gouvernement guinéen) pour un délai contractuel de 36 mois, les travaux de construction de ce barrage ont été lancés officiellement le 19 janvier 2019, par le président de la République, Alpha Condé. Aujourd’hui, ces travaux sont à moins de 5% de réalisation, selon Michel Gao, le directeur général de la société TBEA en Guinée.

« Les études préliminaires ont commencé en avril 2017, mais les travaux qui sont visibles ont commencé en janvier 2019. Jusque-là, on n’a pu faire les études de faisabilité, c’est-à-dire où on va mettre le barrage, où on va décaper. Aujourd’hui, les études d’impact environnemental ont été réalisées. Pour les travaux visuels, le stockage des explosifs a été fait, parce que pour tout décaper on a besoin d’explosifs… Bref, nous sommes à moins de 5% de réalisation aujourd’hui. Mais, nous promettons de respecter le délai contractuel, c’est-à-dire les 36 mois. Donc le barrage pourra être mis en service en 2024 », a-t-il rassuré.
De son côté, Dr Cheick Taliby Sylla s’est réjoui du démarrage des travaux de cet autre barrage hydroélectrique en Guinée. Selon lui, après la réalisation de celui-ci, la Guinée sera définitivement indépendante sur le plan énergétique.
Tout comme Kaléta et Souapiti, le barrage hydroélectrique d’Amaria sera construit sur le fleuve Konkouré dans la préfecture de Dubréka. Il aura une capacité de 300 mégawatts.
La Cellule de Communication du Departement