Accueil ACTUALITES ESPACE SANTE – DOCTEUR LAOURATOU DRAME, GYNECOLOGUE, OBSTETRICIENNE SUR LA PRISE EN CHARGE DE FEMMES ENCEINTES ET LES RISQUES LIES AU NON SUIVI D’UNE GROSSESSE
ESPACE SANTE – DOCTEUR LAOURATOU DRAME, GYNECOLOGUE, OBSTETRICIENNE SUR LA PRISE EN CHARGE DE FEMMES ENCEINTES ET LES RISQUES LIES AU NON SUIVI D’UNE GROSSESSE

ESPACE SANTE – DOCTEUR LAOURATOU DRAME, GYNECOLOGUE, OBSTETRICIENNE SUR LA PRISE EN CHARGE DE FEMMES ENCEINTES ET LES RISQUES LIES AU NON SUIVI D’UNE GROSSESSE

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Conakry, le 11 Juillet 2017 – Ce mois-ci, le Bulletin du Gouvernement reçoit une dame totalement engagée pour aider et soigner les femmes et les enfants qu’elles mettent au monde ! Docteur  Laouratou Dramé, est Gynécologue obstétricienne au centre de santé de la polyclinique de petit Simbayah, et à l’hôpital Flamboyant.

 

 

Bonjour Docteur Dramé, et merci de nous recevoir pour Le Bulletin du Gouvernement. Quel a été votre parcours pour être gynécologue ?

 

D’abord, je me suis intéressée très tôt aux problèmes des femmes, et donc à la biologie qui pouvait aborder leurs problèmes. J’ai été attirée donc depuis le lycée, par la médecine, et en particulier la gynécologie obstétrique. J’ai traité ma thèse de docteur en médecine dans le service de gynéco-obstétrique de l’hôpital d’Ignace-Deen de Conakry mais bien avant, mon parcours avait débuté à l’école élémentaire de mon village à Saramoussaya, une Sous-Préfecture dans la région de Mamou où j’ai obtenu le baccalauréat à la fin du secondaire.

 

J’ai choisi ensuite les Sciences expérimentales à l’issue du concours à Labé et je fus Orientée en médecine,  à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry pour six ans de cours et de stage dans les CHU de Donka,  Ignace-Deen, et au centre de Corontie à l’époque. Je me suis rapprochée du service de gynécologie –Obstétrique de l’Hôpital Ignace Deen en Interne à  partir de la 3ème année jusqu’à la thèse de Doctorat en médecine.

 

Que faites-vous en gynécologie obstétrique ?

 

Il y a deux domaines principaux à définir :

 

  1. A) La gynécologie, qui traite des pathologies des organes génitaux féminins (l’appareil  génital féminin).

 

  1. B) L’Obstétrique qui concerne la femme enceinte, de la  conception jusqu’à l’accouchement.

 

Pourquoi vous êtes-vous intéressée à ce domaine et non pas à un autre de la médecine?  

 

C’est cette branche que j’aime ! De plus, je me soucie surtout des problèmes des femmes et de leurs souffrances physiques, physiologiques, et de leurs traumatismes etc. Je me soucie par exemple de l’amélioration de la morbidité  maternelle et fœtale !

 

Comment se passe la prise en charge des femmes en grossesse?

 

La prise en charge  est immédiate pour les femmes enceintes dès la confirmation par test de grossesse, jusqu’à l’accouchement.  Aucune étape n’est négligée : CPN (consultation prénatale),  PTME (prévention de la transmission  Mère à l’enfant),  le VIH, les vaccinations,  et la prévention du paludisme.

 

Quels sont les risques pour une grossesse non suivie?

 

– Retard de la croissance intra-utérine du fœtus ;

 

– Malformation embryo-foetal et ensuite, malformation congénitale due aux infections.

 

– Hémorragies  du 1er au dernier trimestre entre autre: menaces d’avortement  et d’accouchement prématuré ;

 

– Importance de la détection  du GS +FRN ;

 

-Dépistage de la toxoplasmose

 

-Dépistage du diabète, dosage de la glycémie.

 

Dans quels cas faut-il effectuer une césarienne ?

 

On césarise une femme enceinte dans le cas de :

 

– bassin rétréci (étroit) (inférieur à 15cm) ;

 

– Présentations vicieuses ;

 

– Complications liées à l’accouchement : PP-HRP-RU, éclampsie

 

– Présentation oblique du Siège (un pied sort et l’autre reste) ;   Présentation transversale

 

– Gros fœtus d’un poids supérieur ou égal à 4kg.

 

Quelles sont les limites de la gynécologie obstétrique?

 

Il faut prier que la femme enceinte n’ait pas de problèmes gynécologiques (kyste, Metronagie), ou des infections  sexuellement  transmissibles (IST),  sida, hépatite et des cas particuliers où la femme n’est même pas enceinte.

 

Votre mot de la fin ?

 

Merci de m’avoir accordé cette interview et pour finir, je dirai que le métier de gynécologue obstétricien est très difficile si toutes les conditions ne sont pas réunies comme par exemples :

 

– disponibilité de locaux pour la réalisation des activités ;

 

– blocs opératoires et infrastructures inexistants ou insuffisants… etc.

 

Les autorités doivent donc créer davantage de centres de maternité bien équipés pour les femmes.

 

 

La Cellule de Communication du Gouvernement

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