Accueil ACTUALITES Etat de nos réformes : le plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020.
Etat de nos réformes : le plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020.

Etat de nos réformes : le plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020.

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Conakry, le 10 Novembre 2017 – Pour améliorer les performances de l’économie, plusieurs réformes ont été engagées par les autorités au cours de la période au nombre desquelles :

 

 

(1) .l’adoption d’un nouveau code des investissements accordant des avantages fiscaux et douaniers aux investisseurs pendant la phase d’installation et de production ;

(2) .l’adoption d’un nouveau code des marchés publics et la création de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) afin d’assurer plus de transparence dans l’attribution des marchés publics ; (3) .l’adoption du nouveau code du travail qui exempte l’embauche des travailleurs étrangers de l’espace CEDEAO de l’autorisation préalable du service public d’emploi ;

(4) .la mise en place d’un centre de formalité des entreprises permettant notamment de réduire le délai de création d’entreprise à 72 heures.

 

 

  1. Dans le cadre de la gestion des ressources naturelles, il est à souligner la mise en vigueur en 2011, d’un nouveau code minier conforme aux normes internationales en matière de protection de l’environnement. Entre autres dispositions, le Code Minier prévoit de verser les paiements des revenus miniers dans un compte avec la clé de répartition de 80 % pour le budget national, 15% pour le budget des collectivités locales et 5% dans le nouveau Fonds Stratégique d’Investissement, censé promouvoir l’investissement et le développement du secteur minier. Ce Code met l’accent sur la transparence des contrats et permis miniers et des paiements des sociétés minières, reçus par le gouvernement. Par ailleurs, la Guinée a réintégré le 1ermars 2011, le processus de l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE) qu’elle avait volontairement suspendu en décembre 2009.

 

 

  1. S’agissant des autres mesures structurelles, il est à mentionner :

(i) la formalisation dans le cadre d’un décret, des arrangements institutionnels entre la SOGUIPAMI et l’administration publique. La SOGUIPAMI est chargée de la gestion des parts de l’Etat dans le secteur minier ;

(ii) le renforcement et l’assainissement du cadre juridique minier afin que les miniers opèrent sur une base solide, stable, transparente et équitable ;

(iii) l’adoption par l’Assemblée Nationale, du projet de Loi portant gouvernance financière des entreprises publiques ; et

(iv) l’élaboration et l’adoption du code pétrolier.

 

 

1.1.1.5.                 Tendances sectorielles

 

  1. Les tendances sectorielles du PIB sont analysées en considérant les composantes à fort potentiel de croissance du secteur primaire, du secteur secondaire et du secteur tertiaire.

 

 

  1. Agriculture.La valeur ajoutée du sous-secteur agricole a connu une croissance de 4,7% en moyenne annuelle contre 5,8% projetée par le plan quinquennal. En termes de performances dans ce sous-secteur, il est à noter :

(i) l’émergence et la promotion des organisations paysannes ;

(ii) l’approvisionnement en intrants aux producteurs (engrais, semences, produits phytosanitaires) et équipements à des prix subventionnés ;

(iii) la création d’un centre de prestation agricole dans toutes les préfectures du pays pour faciliter l’accès aux équipements ;

(iv) la mise en place d’un système de suivi et évaluation de l’impact du soutien. Ces actions de promotion du sous-secteur ont favorisé la réalisation et la réhabilitation de nombreuses pistes rurales dans les quatre régions naturelles, et l’aménagement de 1 000 hectares dans la plaine de Koundian.

 

 

  1. Malheureusement, la survenue de la MVE a négativement affecté la production et la commercialisation de toutes les spéculations, tout en compromettant les intentions de mise en valeur des terres. Grace aux actions d’assistance technique entreprises par le Gouvernement dès 2015, la production agricole s’est relativement améliorée, et cela s’est traduit par une amélioration des productions des 5 principales spéculations (riz, mais, fonio, manioc, arachide).

 

 

  1. Plusieurs contraintes d’ordre structurel, technique et financier empêchent le développement du sous-secteur. Il s’agit de :

(i) l’insuffisance des infrastructures de maîtrise de l’eau pour assurer l’intensification agricole ;

(ii) l’absence des établissements de crédits spécialisés dans le financement agricole;

(iii) la prédominance d’une agriculture de type familial et de subsistance et utilisant des techniques traditionnelles ;

(iv) l’inefficacité des systèmes de commercialisation liés, notamment à l’enclavement de certaines zones de production et le faible accès au marché des petits producteurs ;

(v) les perturbations agro-climatiques dans certaines zones agricoles, notamment de la région maritime, du septentrion, du plateau central et de la Guinée Forestière ;

(vi) le faible niveau d’accès aux intrants agricoles ; et

(vii) un taux élevé des pertes post-récoltes.

 

 

  1. Elevage. Les performances du sous-secteur ont été bridées par le retard enregistré dans l’exécution de certaines actions du projet de gestion durable du bétail ainsi que du niveau insuffisant des investissements. Au lieu du taux de 5% prévu, la croissance du sous-secteur « élevage » a été de 2,9% en moyenne.

 

 

  1. Au nombre des actions ayant contribué à ce résultat, il est à noter :

(i) le renforcement du cadre institutionnel;

(ii) le développement des infrastructures de commercialisation du bétail et des produits animaux;

(iii) les programmes de vaccinations des bovins (contre la péripneumonie contagieuse, la dermatose nodulaire et les maladies telluriques) et des petits ruminants (contre la peste) en vue d’améliorer la santé animale;

(iv) la sécurisation du cheptel et l’amélioration de l’alimentation du bétail;

(v) l’amélioration génétique et l’intégration agriculture-élevage;

(vi) la structuration du milieu éleveur et l’appui au secteur privé…

 

 

  1. Bien qu’il contribue à la réduction de la pauvreté surtout en milieu rural, le développement du secteur de l’élevage est confronté à de nombreuses contraintes dont :

(i) le faible niveau de financement des programmes de développement du sous-secteur;

(ii) la faible capacité technique et managériale des organisations professionnelles d’éleveurs;

(iii) les difficultés d’alimentation et d’abreuvement du bétail, notamment en saison sèche;

(iv) l’insuffisance des infrastructures et des équipements de commercialisation du bétail et des produits animaux;

(v) l’insuffisance de la coopération sous régionale permettant de produire localement, pour un marché plus vaste, les aliments pour les bétails et les produits vétérinaires à des coûts compétitifs;

(vi) le faible niveau d’organisation des circuits de commercialisation du bétail;

(vii) le faible niveau de développement des filières courtes.

 

 

  1. Pêche.Le sous-secteur a été confronté aux mesures prises par l’UE interdisant aux navires européens de pêcher dans les eaux territoriales guinéennes ainsi qu’à l’embargo sur les importations de produits halieutiques en provenance de la Guinée. Cela a significativement ralenti les activités dans ce sous-secteur dont le taux de croissance s’est établi à 3,1% contre un objectif initial de 5,1%.

 

 

  1. En matière de pêche, les efforts ont consisté au renforcement du cadre institutionnel et règlementaire (révision des codes de la pêche maritime et continentale; l’élaboration d’outils de politique tels que la Lettre de Politique de Développement de la pêche, le Plan d’investissement pour le développement des pêches et de l’aquaculture, l’élaboration du Plan d’aménagement et de gestion des pêcheries, la mise en place d’un comité consultatif de gestion et de délivrance des licences de pêche industrielle…). Dans le souci d’assurer une meilleure conservation et protection des ressources, une période de repos biologique de 2 mois a été instituée depuis 2014. De plus, ces mêmes efforts se sont aussi traduits par :

(i) la construction et la réhabilitation d’infrastructures de conservation;

(ii) la mise en place d’un dispositif d’énergie hybride qui permet un fonctionnement continue de son système de surveillance satellitaire, un suivi, un contrôle et une surveillance des activités des navires 24 heures sur 24;

(iii) la création de l’Office National de Contrôle Sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture (ONSPA);

 

(iv) les travaux d’aménagement de sites et d’assistance technique aux pisciculteurs…

 

 

  1. Malgré ces performances, le sous-secteur enregistre des sérieuses difficultés qui retardent son décollage. Il s’agit principalement de :

(i) l’absence d’équipements de navigation et d’infrastructures modernes, notamment l’absence de port de pêche industrielle, de chaîne de froid, d’infrastructures de débarquement, de traitement, et de conservation;

(ii) le niveau très limité des compétences humaines, leur mauvaise répartition géographique, et le vieillissement de l’expertise nationale;

(iii) la faible structuration de la pêche artisanale;

(iv) la faiblesse des moyens navigants de surveillance;

(v) le laxisme dans la lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée;

(vi) le non aménagement des débarcadères de pêche artisanale;

(vii) la non vulgarisation des textes réglementaires…

 

 

  1. Mines. L’arrêt de la production d’alumine par la société ACG (Alumine Company of Guinea) a provoqué une diminution de 0,8% des revenus du sous-secteur minier pour un objectif initial de 5,9%. Pour autant, des efforts ont été engagés par le gouvernement guinéen pour la relance du secteur minier. Ces efforts ont été orientés vers l’amélioration de la gouvernance minière et la signature de nombreuses conventions. Il s’agit entre autres de :

(i) la modernisation du cadastre minier;

(ii) l’appui à l’initiative de transparence des industries extractives en vue de faire de la Guinée un pays conforme;

(iii) la signature de la convention avec International Mining Développement pour la production d’alumine ;

(iv) la signature d’une convention avec China Power Investment pour la production d’alumine et la fourniture de l’énergie;

(v) la finalisation de l’étude portant sur la parcellisation des zones d’exploitation artisanales, ainsi qu’une étude portant sur le diagnostic de l’exploitation artisanale de l’or et du diamant sur financement du Projet d’Appui à la Gouvernance du Secteur Minier (PAGSEM).

 

 

  1. Toutefois de nombreux obstacles empêchent le développement du secteur et la valorisation du potentiel minier, notamment,

(i) : la faible qualité de la gouvernance;

(ii) l’absence d’infrastructures de base indispensables pour la réalisation des projets de développement minier;

(iii) le manque de suivis et de contrôles des projets et sociétés;

(iv) la faiblesse des capacités technique et opérationnelle des ressources humaines, et structures décentralisées et déconcentrées;

(v) l’asymétrie d’informations par rapport aux partenaires au cours des processus de négociation ;

(vi) l’inventaire partiel du potentiel minier du pays;

(v) le manque d’un laboratoire moderne de référence internationale.

 

 

  1. Commerce.La fermeture des frontières ainsi que des marchés hebdomadaires ont fortement perturbé les activités commerciales dont la progression n’a été que de 1,5% pour un objectif initial de 6,1%. Pour autant, des efforts de développement ont été réalisés à travers :

(i) la gestion et le contrôle des déclarations descriptives des importations et des exportations (DDI/DDE), et

(ii) l’apport en devises versé directement à la BCRG. De même, les travaux sont en cours pour la construction de marchés à travers le pays.

 

 

  1. Par ailleurs, le développement du secteur reste confronté à de nombreuses contraintes parmi lesquelles :

(i) l’absence d’une bonne stratégie de promotion des exportations des produits locaux ;

(ii) la mauvaise définition des circuits de commercialisation des produits ;

(iii) le poids important du secteur informel (plus de 75% des activités commerciales) ;

(iv) le long délai de livraison des marchandises et les frais élevés des transactions commerciales ;

(v) le non-respect de la réglementation et des exigences de qualité ;

(vi) le dysfonctionnement fréquent du marché parallèle des changes;

(vii) la faiblesse des moyens financiers, humains et techniques…

  1. Tourisme et hôtellerie.En la matière, des mesures importantes ont été prises, suite à un diagnostic du sous-secteur. Ces efforts ont amélioré la crédibilité du pays et ont permis d’amorcer un bond remarquable au niveau des infrastructures hôtelières à travers :

(i) la réalisation de 55 établissements hôteliers ;

(ii) la reconstruction de la Cité du Niger à Faranah avec une capacité de 36 chambres. Cela a permis d’enregistrer plus d’arrivées touristiques sur la période (déjà plus de 100 000 en 2011, contre moins de 50 000 arrivées en 2010).

  1. Toutefois, le sous-secteur du tourisme reste confronté à des difficultés dont :

(i) la faiblesse des ressources financières allouées et la faible promotion des activités/produits touristiques ;

(ii) le faible aménagement des infrastructures touristiques ;

(iii) la faible capacité de ressources humaines ;

(iv) la faible fréquence et le coût élevé de la desserte aérienne.

 

 

 

 

 

 

 

La Cellule de Communication du Gouvernement

 

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