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Femmes d’ici et d’ailleurs : Mira Kourouma, maquilleuse professionnelle et entrepreneur

Femmes d’ici et d’ailleurs : Mira Kourouma, maquilleuse professionnelle et entrepreneur

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Conakry, le 13 Octobre 2017 – En Valorisant la pratique et l’essor de certaines professions pratiquées par les femmes, le Gouvernement Guinéen, dans sa mise en œuvre de sa politique de promotion de la couche féminine, favorise de plus en plus l’émergence d’une nouvelle élite féminine. Dans ce numéro du Le Bulletin du Gouvernement, nous vous parlons du maquillage professionnel avec Mira Kourouma.

 

Bonjour Mira Kourouma. Merci de répondre à nos questions. Pour commencer, présentez- vous aux lecteurs du Bulletin du Gouvernement.

 

Je suis Mira Kourouma, j’ai 26 ans, je suis maquilleuse professionnelle et entrepreneur. Je vis ici en Guinée et je suis mariée.

 

Vous venez d’évoquer des activités parallèles d’entrepreneur que vous menez de front avec la profession de maquilleuse ! Pouvez-vous préciser en explicitant les connexions ?

Je suis maquilleuse depuis 1 an et, j’ai aussi une boutique de vente d’habits depuis 4 ans, mais comme il y avait beaucoup de concurrence, j’ai décidé de faire un autre métier. Vu donc que le métier de maquillage n’est pas développé en Guinée, je suis allée faire une formation en France, à Paris durant dix mois, d’Avril 2016 à Février 2017 et cette formation a été couronnée par un diplôme avec lequel je suis rentrée au pays, pour exercer mon métier de façon professionnelle. Le maquillage est ma passion ; j’adore me maquiller et surtout maquiller les femmes pour nous rendre belles pour nos compagnons. Le maquillage est un vrai art qui se pratique tant bien que mal partout, dans les salons de coiffure, à Conakry et à l’intérieur du pays, bien que beaucoup de travail de professionnalisation reste à développer. Aujourd’hui grâce à ce métier, beaucoup de jeunes filles trouvent du travail et s’en sortent aisément, y compris moi.

 

Comment faites-vous pour concilier vos activités commerciales et professionnelles ?

Ce n’est pas très difficile. Je commence toujours par la boutique où je me rends chaque matin lorsque mon temps me permet, pour vérifier comment ça se passe. Après la boutique qui est d’ailleurs gérée par quelqu’un d’autre, je vais à mon lieu de service où je passe le reste de mon temps à travailler. Tout dépend du programme de mes clients mais, j’arrive quand-même à m’en sortir.

 

Parlez-nous justement de votre clientèle et de vos rapports avec elle ?

J’ai beaucoup de clientes, vu que nous sommes crédibles. Beaucoup de femmes viennent ici pour se faire belles, surtout lorsqu’elles ont des cérémonies ou des activités particulières. Nos rapports sont très bons, parce que je crois que ces femmes ont confiance en moi et dans le travail que nous accomplissons ; c’est pourquoi elles viennent vers nous. Maintenant qu’elles sont fidélisées, notre prochain défi consiste à les garder avec nous et à accroître notre clientèle en gardant le cap dans le travail et en améliorant davantage nos prestations.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans ce métier ?

Les handicaps sont énormes, surtout au niveau des clientes parce qu’elles ne viennent jamais à l’heure. Elles viennent tout le temps avec des retards de 2 ou 3 heures or, cela joue énormément sur la suite des programmes. Donc, si vous aviez prévu de faire autres choses avec d’autres personnes, vous serez contrariés car votre travail va ralentir. En plus de ce facteur, il y a aussi que le maquillage professionnel n’est pas assez développé et reconnu parce que c’est toujours une minorité de femmes qui viennent ici, qu’on pourrait qualifier de  « Femmes émancipées » alors que le maquillage est fait pour toutes les femmes, d’autant plus que nos honoraires sont assez abordables, de telle sorte que chacune puisse y trouver son compte. Au final, je me tire d’affaire quand même.

Selon vous, pourquoi le métier du maquillage tarde-t-il encore à se développer en Guinée ?

Nos populations, connaissent encore très peu ce secteur d’activité et ses débouchés. Certaines personnes le font superficiellement et quand elles (ou ils) commencent à peine à maquiller, sans réelle maîtrise, elles se précipitent aussitôt pour ouvrir des salons… ! Négligeant d’apprendre sérieusement le métier. Il faut que les gens changent de mentalité et essaient d’apprendre sérieusement les vrais gestes, ainsi que la nature des produits. Il nous faut des écoles et je crois aussi que l’Etat doit s’investir dans le domaine en créant déjà des centres de formation et d’apprentissage puisque c’est un domaine qui intéresse de plus en plus de jeunes filles.

 

Que conseillez-vous aux filles qui s’intéressent à ce métier ?

C’est vrai que tout le monde ne peut pas apprendre ce métier comme je l’ai fait en payant beaucoup d’argent et en travaillant avec amour, sérieux et conviction sachant que seul le travail libère l’Homme. Je suggère d’approcher davantage les professionnelles qui sont allées apprendre. Je crois que cette démarche leur permettra d’apprendre mieux et dans de meilleures conditions pour et peut-être qu’elles se professionnaliser avec le temps.

 

Comment faites-vous pour concilier votre vie de famille avec vos activités professionnelles ?

C’est vrai que c’est difficile mais, je n’ai pas de problème. Je suis mariée et mon mari aime le métier que je pratique ! Donc pas de souci. Je sais concilier mon ménage avec mes activités professionnelles.

Votre mot de la fin.

Je remercie le bon Dieu qui m’a donné la possibilité d’apprendre ce métier et je dis merci à papa et maman, mon mari et toux ceux de près ou de loin qui m’ont accompagnée dans la réalisation de ce rêve. Je vous remercie.

 

 

 

 

La Cellule de Communication du Gouvernement

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