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Pendant «le reste de son mandat qui finit en 2020», le bouillant Vice-président du principal parti d’opposition  conseille au chef de l’Etat de rendre au Rpg Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, ses droits d’élire en son sein un président et un bureau exécutif comme le veulent les textes réglementaires. En le faisant, laisse entendre le député, il se conformerait constitutionnellement aux dispositions de loi suprême du pays selon lesquels une fois élu, un chef de parti doit démissionner des activités partisanes pour s’occuper des affaires publiques en toute impartialité. 

L’honorable Fodé Oussou Fofana se moque bien des embarras du chef du parti au pouvoir et chef de l’Etat lorsqu’il demande d’abord à Alpha Condé de rendre la commune de Matoto au vainqueur l’honorable Kalémodou Yansané, car, dit-il, malgré «le vol enregistré lors des élections» municipales du dimanche 4 février 2018 dans les cinq communes de la capitale Conakry, ce député de l’Ufdga remporté la mairie par 23 voix contre 22 devant son challenger Mamadouba Tos Camara du parti au pouvoir. En plus dans le décompte général à Conakry, le député Fofana rappelle que son Ufdg a enregistré plus de conseillers que le Rpg Arc-en-ciel au pouvoir. Sur ce ton, il conseille Alpha Condé de «cesser de gérer la Guinée comme un parti-Etat» et d’«accepter que le Rpg Arc-en-ciel se trouve un président». 

Fodé O. Fofana qui est également président du groupe Libéral-démocrate à l’Assemblée nationale installée le 13 janvier 2014 (après les élections du 28 septembre 2013, conformément à l’Accord politique du 3 juillet 2013),  dit que cela aiderait Alpha Condé à «s’occuper légalement des affaires de l’Etat» et, à bien jouer l’un de ses nombreux rôles «d’arbitre entre tous les partis politiques» sans parti pris.

En mal de soutien

Depuis son installation au pouvoir en décembre 2010, Alpha Condé a toujours dirigé le Rpg Arc-en-ciel et n’a jamais déclaré officiellement respecter la limitation des mandats présidentiels, la prorogation du mandat des députés le 12 janvier 2019 alors que l’introduction d’un éventuel projet de révision constitutionnel à la session ordinaire du Parlement prévue en avril prochain fait le tour des états-majors politiques, relance le débat sur sa volonté d’organiser des élections courant cette année à plus forte raison à la fin de son mandat l’an prochain.  

Il revient à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) de 17 membres installés récemment de donner un calendrier et de conduire les échéances électorales, en priorité les législatives. Mais comme le mandat des députés a été prorogé par Alpha Condé après avis de la Cour constitutionnelle sans que les présidents des autres institutions de la République ne lèvent le petit doigt pour rappeler à l’observation du principe constitutionnel de la périodicité des élections, ce conseil venant d’un député de l’opposition arrive comme du déjà-vu-et-entendu mais jamais salué par le leader du Rpg Arc-en-ciel fort qu’il est de sa position de chef d’Etat faisant ce que bon lui semble sans jamais être recadré par ses nombreux conseillers qui peuplent Sékhoutouréya. 

Une situation qui donne néanmoins raison à l’honorable Fofana de railler sans modération la position inconfortable dans laquelle se trouvent le chef de l’Etat en fin de mandat et son parti qui ne trouve pas encore de soutien dans l’administration judiciaire qui puisse le faire déclarer vainqueur à la place du vainqueur du vote à Matoto. 

 Par Le Populaire