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Honoré De Balzac ne disait-il pas que l’hypocrisie est le dernier des vices?
De l’obscurantisme au néant, des accusations aux mensonges, l’UFR de Sidya Touré symbolise ce chef d’orchestre qui galvanise ses musiciens au mépris de l’inéluctable naufrage.
Le parti du Capitaine pédalo avec une rallonge d’expérience mais moins enviable, dans sa grande comédie habituelle, trouve à chaque occasion un accusé-traître pour cacher son inéxistence et incapacité de mobilisation sur le terrain.
Comme un héros en détresse, Sidya Touré s’emploie éhontement dans une logique d’autojustification au quotidien, avec parfois des accusations très comiques pour divertir et exister dans l’opinion avec des mensonges dont lui seul a le grand secret et qui fait tout le mystère de l’homme.
Si jusque-là Tibou Kamara était le seul responsable de la mésaventure politique de l’UFR et qui en a empêché son leader d’être Président de la République en 2010, desormais, la liste s’allonge. Baïdy Aribot et Dr Deen Touré sont accusés par Sidya Touré et ses sbires comme les nouveaux responsables du naufrage de son parti et de son incapacité à sortir du monde lors des manifestations citoyennes pour dire non à un 3ème mandat pour Alpha Condé.
Pour justifier l’arrestation du Secrétaire Général de la jeunesse de l’UFR, le parti accuse Dr Deen Touré, d’avoir facilité l’interpellation du jeune Badra Koné. Sidya Touré et ses pérroquets ne trouvent ni plus ni moins un autre coupable que le Président de son groupe parlementaire, Dr Deen Touré.
De qui se moque-t-on?
À kaloum, pour un de ses petits laquais et cireur de bottes du côté de la France, Baïdy Aribot est la cible qu’il faut accuser et tenir pour seul responsable de la mort politique de l’UFR.
Si le parti UFR a perdu les communales passées à kaloum, c’est parce que Baïdy a trahi Sidya. C’est encore le même Baïdy qui a forcé Sidya Touré à accepter le Poste de Haut Représentant du Chef de l’État contre sa propre volonté. Et s’il a démissionné de son Poste après avoir repris son usine de caoutchouc, c’est le fait qu’il a été abandonné par Baïdy Aribot au profit de sa nouvelle collaboration avec le Pr. Alpha Condé.
C’est Baïdy l’indexeur des manifestants aux forces de l’ordre. C’est Baïdy qui étouffe les manifestations à kaloum.
L’UFR révendique Boké, Boffa, Matam, Kaloum… mais avec ses échecs sur le terrain, le parti se justifie et trouve toujours un coupable, qu’il présente aux yeux du monde comme le grand traître.
Après plusieurs années de collaboration marquées par de grands succès politiques, et après avoir été récusé recemment, Baïdy Aribot est accusé dans les évènements de janvier-février 2007 par son ancien parti allié.
Pourquoi c’est maintenant que l’UFR nous parle d’un quelconque rôle joué par son ancien Secrétaire exécutif dans la tragédie de 2007?
Ces différentes accusations monstrueuses ne prouvent-elles pas que le navire est plein naufrage sous le regard impuissant d’un Capitaine pédalo qui manoeuvre dans tous les sens?
Pourquoi a-t-il alors signé une alliance avec le patron de l’AFAG alors qu’il savait que ce dernier à le sang sur la main?
Comme l’UFR reconnait en Baïdy Aribot une force tranquille, pourquoi ne penserait-t-il à lui passer la main pour sauver le parti du déluge?
L’UFR doit comprendre une fois pour toutes, que les lamentations et la victimisation ne font plus bonnes récettes politiques.
Son bilan à la tête de l’UFR est déprimant.
Tout ce temps pour ça?
Avec l’épreuve du temps, Sidya a montré toutes ses limites. Il faut tourner la page Sidya Touré. Au risque de voir le parti se manger à lui-même après avoir perdu tout son beau plumage.
À bon entendeur, salut!

Par Habib Marouane Camara, journaliste et Analyste politique