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UFDG: COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 21 SEPTEMBRE 2019

l’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue ce samedi 21 septembre au siège de la Minière sous la présidence du chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo.

À l’entame de son discours, le président Cellou Dalein Diallo a remercié la presse pour sa constante présence au siège lors des assemblées générales. Il a également remercié Mme Émilie Koivogui Makanéra pour son travail remarquable qui a permis l’adhésion de l’Union des Femmes de la Guinée Forestière (UFGF).

Parlant toujours d’adhésion, il dit, « aujourd’hui partout à Conakry comme à l’intérieur du pays, des citoyens guinéens quittent leur parti pour venir à l’UFDG, nous avons le devoir d’être dignes de leur confiance parce que parfois ce n’est pas facile de quitter un parti pour lequel on s’est investi de longues années. Ils le font parce qu’ils ont compris que notre parti est la bonne alternative pour la Guinée ».

Pour lui les résultats honorables obtenus par le parti ont un lien avec cette confiance, « l’écrasante majorité des guinéens nous font confiance, il y en a certes qui ne nous aiment pas, mais très peu qui ne nous font pas confiance, si nous avons récolté les scores dont nous sommes si fiers aussi bien en 2010, 2013, 2015 et 2018, c’est parce qu’ils nous font confiance, évidemment les suffrages qui nous ont été accordés ont été détournés au profit de certains concurrents qui ont l’avantage de détenir le pouvoir, d’avoir inféodé la CENI et la justice ».
Comme pour lever une équivoque, il déclare, « l’actualité est dominée par les élections législatives, vous vous interrogez, il y a les concertations avec le premier ministre et il y a le troisième mandat, tout ça ne vise qu’un seul objectif : octroyer une présidence à vie à Alpha Condé ».

Il fustige la précipitation des élections législatives avec un chronogramme taillé sur mesure en vue d’organiser des élections bâclées en 100 jours au lieu des 235 jours prévus par les différents commissaires et techniciens lors de la retraite à Kindia et qui avaient été confirmés par le président de la CENI, Malik Kébé.

Par ailleurs, il a critiqué un chronogramme établi pour satisfaire la volonté du président Condé, « le chronogramme du président de la CENI n’est pas réaliste ni faisable, qu’est ce qu’il veut? pourquoi la Guinée est comme ça ? On sait pertinemment qu’il est impossible de faire des élections dans ce délai, et quand même on dit on peut parce qu’Alpha Condé a dit qu’il le faut, l’indépendance de la CENI n’est plus là ! C’est le même Kébé qui nous a dit qu’il fallait 235 jours ».

Il a également révélé la stratégie qui se cache derrière le chronogramme du président de la CENI, « le chronogramme que Salif vise n’a qu’un seul objectif, c’est de bâcler les élections pour donner à Alpha Condé la majorité qualifiée et lui dispenser de l’organisation du référendum pour faire adopter la nouvelle constitution à l’Assemblée, c’est une des hypothèses les plus troubles. Sinon les commissaires se sont retrouvé, ils ont évalué toutes les actions à mener, ils ont estimé que le plutôt c’est le 02 mars ».

Par ailleurs, Il considère que toutes ces manigances ne visent qu’à octroyer un troisième mandat à Alpha Condé qui n’a pas eu le soutien de la France et des États-Unis. Il considère que la non installation des chefs de quartiers est une des stratégie du régime dans l’acquisition du troisième mandat.

Quant aux consultations, il est catégorique, « certains sont partis aux consultations, c’est leur droit, mais s’il s’agit de parler de nouvelle constitution, notre position est connue, on ne discute pas de changement de constitution, il n’y a aucun motif pour changer de constitution ». En outre, il juge que tout ce qui concerne le mandat des collectivités, les candidatures indépendantes et la représentativité des guinéens de l’étranger, peuvent faire l’objet de révision.

Par contre tout ce qui concerne les intangibilités, il déclare sans aucune ambiguïté, « on peut tout changer dans cette constitution sauf le nombre et la durée des mandats, comme on peut pas changer ça et c’est cela qui intéresse Alpha Condé, il faut la jeter pour adopter une autre (…), pour l’UFDG et le FNDC il n’est pas question d’ouvrir un débat sur l’opportunité de changer de constitution, parce qu’il n’y aucun moyen légal et aucune opportunité de le faire ».

Il continue en faisant une promesse en prodiguant des conseils au président actuel, « il est dit que nul ne peut exercer plus de deux mandats, je suis pour ça, si je suis président demain je respecterai cette disposition de la loi, je demande à Alpha Condé de respecter son serment et la constitution à partir de laquelle il a été disons élu. Nous lui garantissons tous les avantages et privilèges d’un ancien président ».

Enfin, il a terminé par lancer un appel, « Il y a plusieurs défis, Alpha Condé n’entend qu’un seul langage, celui de la rue, il est temps qu’on bouge, la sensibilisation doit se terminer pour qu’on passe à l’action et montrer à ce monsieur que le peuple de Guinée n’accepte pas son projet, nous allons très bientôt au niveau du FNDC annoncer les mots d’ordre, il faut que l’UFDG soit en première ligne (…); personne ne va nous intimider et nous empêcher de continuer le combat pour la démocratie, pour l’unité, la stabilité et le respect des principes et règles de droit ».

Maka N’denda (attaché de presse de Cellou Dalein Diallo)