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Après la finale perdue des U17 guinéens face au Cameroun, le président du HAC Soufiane SOUARE nous a accordé une longue interview dans laquelle il a fait une analyse sur l’état actuel du football dans le pays. En exprimant sa satisfaction pour le comportement de la Guinée dans cette 13ème édition. Il a aussi analysé le parcours du Horoya AC cette année en campagne africaine, les forces et faiblesses du club.

– Quels sont vos sentiments à la suite de cette finale perdue du Sily U17 ? 

Je suis animé d’un sentiment de satisfaction au vu du parcours qu’ils ont su faire dans cette compétition. Lorsque vous avez une équipe nationale  qui arrive à battre des pays  tels que le Sénégal, le Maroc, le Nigeria pour se hisser en finale, c’est remarquable. Permettre à ce que notre  drapeau se hisse au plus haut  sur le plan africain,  tomber face aux Camerounais  aux tirs au but, je pense que c’était plus qu’honorable.

– Qu’est ce que cette participation vous inspire ?

Ce parcours digne d’éloges montre que  notre  football se développe, sous l’impulsion de cette nouvelle et dynamique équipe de la fédération guinéenne de footbal, avec à sa tête le président Antonio SOUARE. Bien sûr, on

aurait aimé ramener ce trophée en Guinée, mais hélas… Avec le travail en amont entrepris par ce comité, je crois que dans les prochaines années nous obtiendrons d’autres bon résultats

– Au dernier penalty raté, quel a été votre état d’âme ? 

Comme tout bon Guinéen, sincèrement,  j’ai ressenti d’abord de la  frustration. Même si  vu  la physionomie, le Cameroun nous était un peu supérieur et d’ailleurs il a eu des belles opportunités. On a gardé de l’espoir jusqu’au tir aux buts, mais bon c’est la loi du football. Nous allons tous tirer les leçons pour grandir encore davantage dans l’avenir.

 – Votre regard sur les séries de formations initiées par la Féguifoot ?

Pour la qualification de ce sport, il faut bien évidemment la formation  à tous les niveaux. Alors voir la fédération avancer dans ce sens veut simplement dire qu’elle veut engranger des résultats. Son premier vice-président Amadou DIABY avait annoncé la signature d’un partenariat avec la Fédération Française de football. Aujourd’hui nous voyons concrètement ces actions de formation de la direction technique française, à l’image de ces différentes sessions tenues  à Yorokoguiya.

Si vous voulez gagner au haut niveau, il faut un travail à la base, donc c’est ça la préoccupation de l’actuel comité.

– Votre club a été, comme l’année dernière, éliminé aux quarts de finale ?

J’ai très mal digéré cette  élimination… Vu la double confrontation, on avait un espoir de passer avec le contenu du match à domicile. Maintenant  au très haut niveau, il faut de l’expérience. La blessure ne nous a pas facilité la digestion de cette élimination… Mais en termes d’objectivité, le Horoya est en progression. Il y a deux ans que nous jouons les quarts de finale de la C1, cela signifie que nous abattons un  travail de fond. Et c’est notre leitmotiv au niveau de l’administration du club.

– La CAF a-t-elle finalement agi contre l’arbitre du match HAC – Wydad ?

Si la CAF décide de l’éjecter, je crois qu’elle a compris ce qui s’est passé… Mais bon je n’aime pas revenir sur tout ça. Chez nous on a été surpris, sinon on avait des belles opportunités pour récolter un petit quelque chose face au Wydad AC… Prendre des sansctions, c’est une décision qui va dans le sens du véritable développement du football continental.

– On vous a vu très choqué lors de la blessure de Khadim NDIAYE ?

Oui c’était une journée de double déception, d’abord avec la lourde défaite ( 5-0) , et ensuite la blessure de notre gardien Khadim NDIAYE.

Khadim est un élément important pour le club, un joueur  engagé. Il était d’ailleurs très engagé lors de ce match, alors cette lourde blessure nous a tous touchés. C’est une occasion pour moi de vous informer  qu’il va très bien,  il est même sorti de l’hôpital et va suivre un traitement intense afin qu’il nous revienne vite pour la suite de notre projet. Je souhaite vraiment qu’il revienne vite

– Mais que faut-il au HAC pour franchir un nouveau cap ? 

On voulait, cette année, se qualifier en demi-finale mais hélas… Pour aller encore de l’avant, il faut dans l’avenir rechercher avec le concours de l’entraineur d’autres éléments pour renforcer certains secteurs. Cette fois, tout le bureau d’accord sur le principe que le nouvel entraineur nous soumettra ses besoins et sur sa volonté nous ferons le recrutement. Ce qui est sûr, c’est que nous allons donner une nouvelle couleur au Horoya AC l’année prochaine.

– On constate l’arrivée des jeunes dans le groupe ? 

Ça été toujours  la volonté du  comité directeur,   c’est pourquoi il avait constitué ses équipes des catégories inferieures, l’académie et les réserves. C’est sur le modèle de l’Olympique Lyonnais, il nous faut des FEKIR, BENZEMA… Des éléments qui peuvent jouer d’abord pour  le HAC ou bien  encore être placés dans d’autres clubs.

Nous ambitionnons faire  la promotion des jeunes guinéens à l’image d’Abou Mangue CAMARA, Samuel CONTE , Ibrahima Junior DOUMBOUYA, Naby SOUMAH. D’autres sont prêtés pour le moment comme Djibril SYLLA ( Santoba FC) , Cheick Ahmed DOUMBOUYA ( Satellite FC) , Fodé Frank BANGOURA , Ibrahima GASSAMA ( Gangan FC) , Bangaly CISSE ( Fello Star ) etc…

C’est l’occasion de tirer mon  chapeau aux encadreurs de ces catégories. Aujourd’hui nous sommes comme des agriculteurs, il faut planter, bonifier et voilà ça commence à donner un bon résultat.

– Le championnat est difficile cette année pour le HAC, votre analyse ?

Ça fait quelques années que nous sommes à la tête du championnat guinéen. Tous les clubs veulent donc nous battre, c’est logique. Au-delà de tout cela, la LGFP a abattu un travail énorme. Elle a su rehausser le niveau du championnat, avec de sérieuses empoignades, vous avez un calendrier continu et toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des rencontres.

Donc, les joueurs sont en forme, les entraîneurs mieux formés… le championnat se joue aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays… Voilà des facteurs qui font que le Horoya AC est davantage en difficulté cette année.

Par la compression du calendrier pour que nous finissions vite avant la CAN, tous nos matches se succèdent, et nous jouons tous les trois jours. C’est pourquoi physiquement ça va être compliqué…

– Quel a été votre discours aux joueurs face au Santoba FC ?

 Un discours autoritaire que j’ai tenu  à Kakimbo aux joueurs, puisque c’était  un adversaire direct, et c’était surtout  le tournant du championnat. Il fallait  gagner pour au moins avoir un point de différence. Le match de l’ASFAG était très dur, mais face aux militaires, l’expérience nous a aidés à passer. Nous allons maintenant continuer sur cette lancée pour conserver notre couronne de champion de Guinée.

– Un mot pour le peuple de Guinée qui vous a soutenu en campagne africaine ? 

Je remercie l’ensemble des Guinéens qui nous ont soutenus pendant les bons et mauvais moments. Je leur demande de continuer à nous accompagner, de venir suivre les matchs de notre championnat. Personne ne pourra mieux nous aider dans ce travail de valorisation de notre championnat.

Source : horoyaac.com