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Pour guérir nos maux, les mots comme un seul grain de sel dans une plaie, peuvent soigner mais ne pourront pas érradiquer définitivement nos malheurs de l’heure.

Comme l’a dit Pierre Corneille: “ À raconter ses maux, souvent on les soulage”. Aujourd’hui, loin d’un châtiment de Dieu, encore moins d’une quelconque malédiction de toute nature, force est de constater que la première maladie de ce pays, reste l’ignorance. Et c’est pourquoi Jean Francois Rabelais a dit que: “ l’ignorance est mère de tous les maux “. Si l’ethnie, la politique et le moi sans le nous ont pris le dessus sur la nation et la République, c’est le germe de l’ignorance et l’ignominie.
La deuxième gangrène de ce pays, c’est la Haine de l’autre . Le guinéen est naturellement en désaccord avec lui-même. Il remplit et noircit son coeur d’une laideur rageuse, ravageuse et contagieuse avec une mine serrée et un visage defiguré à coup de boxes. On aime l’étranger que son propre concitoyen. Quel mépris?
La troisième épidemie déprimante et déplumante, est le mensonge. Mentir et savoir grandement le faire, ouvre le chemin de la gloire dans ce pays. Pour gagner sa vie avec moindres efforts, il faut avoir un certificat de grand menteur. Ne pas le faire, est synonyme de trahison ou d’hypocritie. Plus le mensonge est gros, plus on aimé et on bénéficie d’une attention particulière du grand Souverain. C’est la cour des grands menteurs et la course aux grands mensonges. C’est le seul prix des Grands Titres dans ce pays.
La quatrième maladie de mon pays est le Complot. On se casse les pieds, on se glisse des peaux de banane. La Guinée, c’est aussi ce grand cimetière. On décroche des étoiles, on éteint les lumières et veut bâtir des grands chantiers dans le noir. Personne ne veut être l’échelle du bonheur pour son prochain.
La cinquième maladie du guinéen, On a plus Honte. Notre manque d’ambitions, la petitesse de nos rêves a fait que la honte a quitté ce pays. On est limité dans nos actions et réflexions. On a pas honte de nos voisins. Aujourd’hui, on ne se compare qu’aux pays de sècheresse, de guerres et que sais-je encore. Et on se bombe honteusement le torse pour dire qu’on est fier de notre souveraineté. Oui, ça se comprend. Car vivre dans l’opulence est une insolence inpardonnable et une trahison indigne vis-à-vis de notre passé. La pauvreté rume avec dignité et honneur à la patrie pour le guinéen de 1958.
Guinéens, purifions nos coeurs et libérons nos esprits! N’accusons pas les autres. Nous sommes les seuls responsables de nos maux.
Ça suffit, on doit avoir honte maintenant!
Pour construire ce pays, il faut une révolution des consciences. Le monde nous observe!

Par Habib Marouane Camara