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Interview: Musique, La renaissance de Maate Keita de l’ensemble koteba

Interview: Musique, La renaissance de Maate Keita de l’ensemble koteba

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Maate Keita l’une des gos de koteba refait surface sur scène, dans un entretien accordé à notre site d’information guineesignal.com elle nous parle de sa carrière musicale et ses projets dans un futur proche.

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GS Maate Keita est danseuse, chorégraphe, comédienne, musicienne, chanteuse, compositeur et  interprète. Dites-nous comment t’as appris tous ces  traits culturels ?

Maate : C’est auprès de  de Souleymane Koli paix à son âme, il était le directeur et fondateur du l’ensemble koteba, je suis rentrée dans cette compagnie à l’âge de 13 ans et demi, j’ai appris tout ce que tu viens de citer  avec lui, même à lire et à écrire, parce que je suis autodidacte, quand on a un bon formateur il arrive à mettre en exerce tout ce que tu as comme qualité, je suis arrivé à koteba en tant que danseuse, il m’a fait travailler et je me suis perfectionné.

GS : Les «  gos de koteba» comment est née ce trio ?

Maate : ce trio est né de façon spontané, je suis la première a arrivée, ensuite Niama est venu et Awa a suivi après, donc le boss a  décidé de mettre ce groupe musical en place, d’abord il voulait donner le nom du groupe comme « djindjan » mais finalement les « Gos de koteba » c’est de là  le groupe est née.

GS : Vous avez fait 5 albums avec les gos de koteba, quel est le titre qui vous plaisait beaucoup ?

Maate : «  Rire » ce n’est pas facile mais j’aime beaucoup le titre ‘Bara’ parce que c’était  une façon de pousser les gens a aimer le métier

GS : Qu’Est-ce que vous a beaucoup marqué dans votre carrière musicale ?

Maate : une fois on est allé jouer à Djibouti dans un pays africain, nous avons pu dominer le découragement, on s’est donné à fond, quand on a fini le public a resté 5mn entrain d’applaudir, nous l’avons vécu aux états unis mais mon rêve était que de revivre cette réalité dans un pays de l’Afrique donc cela m’a beaucoup marqué

GS : Maate Keita se fait très rare sur les grandes scènes qu’est ce passe-t-il ?

Maate : La mort de Souleymane Koli a été un coup dure pour moi, il était comme un père pour moi depuis l’âge de 13 ans j’étais dans ses mains donc il me manque, c’est ce qui a mis tout ce temps-là, mais je suis en studio j’ai presque fini Dieu voulant en novembre je vais sortir mon premier single dénommé « Ayaya » qui veut dire pardon ou pardonnez, c’est un album de 10 titres mais j’envi de lancer ce titre-là, parce que pour une renaissance il est bien de nettoyer devant pour venir dans un environnement saint, pour moi demander pardon  à son prochain c’est important parce qu’on peut offenser quelqu’un sans s’en rendre compte, sans le vouloir .

GS : Etant une doyenne  qu’est-ce que vous avez entrepris comme projet pour la promotion de la culture en générale ?

Maate : je suis dans cette dynamique de formation, la Guinée est bourrée de talents, présentement j’ai une structure qui s’appelle « ka Wa gnéfé » qui veut dire la continuité, le plus jeune doit avoir 25 ans, c’est une façon d’apporter une éducation a la jeunesse en tant que femme ou mère, c’est vrai  que notre milieu est pourrie si on peut le dire ainsi, je les partage mon expérience, je les donne d’espoir , je leur dit qu’ils peuvent, que c’est possible même si à l’horizon ça n’en a pas l’air mais  c’est possible, parce que c’est la formation, la Guinée de demain leur appartienne, s’ils ne sont pas formés la fondation n’est pas solide et ce n’est pas bon.

GS : Quel regard portez-vous sur la musique guinéenne dans sa globalité ?

Maate : je vais être très directe, la musique est une culture au choix en Afrique, parlant des griots qui détiennent l’histoire qui nous rappel d’où  nous venons, d’où  nous sommes, quand on dit mamaya les gens pensent que c’est péjoratif, non, c’est un type de music de chez nous, mais on est en train de faire l’amalgame entre les artistes et les griots.  Nous sommes des citoyens, les artistes ne vivent pas sur la planète mars, on a des enfants à scolariser, des voitures à carburer, on a le loyer à payer, ce qui veut dire qu’on a besoin de vivre et si toi artiste tu ne tiens  pas tu risques de basculer vers les griots, parce que il faut qu’on chante quelqu’un pour qu’on puisse vivre, non, nous sommes en train de mener ce combat. Tu es un millionnaire ou milliardaire, ta posé quoi comme acte dans ta région natale pour qu’on te chante, si les artistes chantent les richards, les griots vont chanter qui ? Laissez les faire leur rôle, ça c’est de père à fils et nous nous sommes des artistes on dénonce ce qui ne va pas à travers notre mélodie, à travers notre musique. Il y a beaucoup de talents, ça nous manque la direction artistique, l’orientation artistique, parce qu’on peut avoir du talent mais si tu n’es pas bien orienté ce n’est pas bon, on n’a pas  à aller loin pour fouiller c’est là, c’est le quotidien. On a une fibroïne une grosse fibroïne qui est là mais personne n’ose prendre l’aiguille piquer pour que le puit sort. Nous sommes la voix du peuple, j’interpelle les artistes parce que c’est eux qui composent leur musique, voilà le regard que je porte sur la musique guinéenne.

GS : Quel est l’artiste guinéen que vous appréciez soit mamaya ou rap ?

Maate : J’apprécie beaucoup Soul bangs, les thèmes qu’il aborde sont important et Banlieues zart aussi voici les artistes que j’écoute beaucoup, ces deux groupes m’ont attiré l’attention ; En ce qui concerne la mamaya je n’ai pas écoutée beaucoup mais la qualité vocale y en a, mais l’inspiration il faut aller chercher et ce n’est pas loin c’est dans la cours, on passe tout le temps à mentir, si tu ne mens pas tu ne peux pas avoir dommage.

GS : votre mot de la fin

Maate : la formation de jeunes c’est très important, à Dubreka y a plus rien, y a plus de professeurs à l’ISAG, donc la formation de la jeune génération, le talent y en a, mais nous n’avons pas une bonne école de musique en tant que telle en guinée, il nous faut une bonne école pour la formation des jeunes artistes.

Saidou Diallo       

 

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