Accueil ACTUALITES Jusqu’à preuve du contraire/ Féguifoot : un « troisième larron » sur le banc ? (Par Top Sylla)
Jusqu’à preuve du contraire/ Féguifoot : un « troisième larron » sur le banc ? (Par Top Sylla)

Jusqu’à preuve du contraire/ Féguifoot : un « troisième larron » sur le banc ? (Par Top Sylla)

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Pour la gestion d’une fédé de foot en proie à un conflit d’égos, se battaient les membres d’un comité exécutif divisé. Les uns voulaient, coûte que coûte, la mise hors jeu du président récemment élu ;  tandis que les autres exigeaient, contre vents et marées,  son maintien à la tête de l’association. Alors que coups de Jarnac, coups de gueule, limogeage et suspension se multipliaient et que nos champions ne songeaient qu’à donner des coups, survint, avec la bénédiction de la FIFA et de la CAF, un troisième larron pour s’emparer des rênes de ce qui restait d’une Féguifoot  désarticulée.

Le mercure n’arrête pas de grimper à la fédération guinéenne de football. Après la décision du président Salifou Camara « Super V »de mettre à la porte le secrétaire général (c’est  dans ses cordes selon les textes), lui-même se voit suspendu par onze membres (sur 15) du comité exécutif. Un carton rouge qui serait de rigueur  jusqu’à l’organisation de la fameuse assemblée générale extraordinaire. Une AG convoquée pour le 15 juillet prochain par une majorité des membres statutaires pour, ils ne s’en cachent pas, mettre Super V au chômage. A la vitesse grand V.

Pas besoin d’une boule de cristal pour affirmer que dans les jours à venir, ca va sentir le roussi. Avec des clubs prématurément éjectés des joutes continentales, un Syli national dont on n’entendra peut-être pas le barrissement à la prochaine CAN, le foot guinéen qui a du mal à retrouver ses marques est touché de plein fouet. Toutes les compétitions sont à l’arrêt (ligues 1 et 2, etc.), les arbitres ayant décidé d’avaler leurs sifflets en guise de solidarité avec les frondeurs. Le ministre du Sport, quant à lui, se garde bien d’y fourrer le nez. Chat échaudé craint l’eau froide : la suspension du pays naguère par la FIFA est encore dans tous les esprits …

Quelle  qu’en soit maintenant l’issue, la crise que traverse la fédé fera date. Jamais on n’était allé aussi loin. Comme l’a dit quelqu’un, « l’amour-propre  est un ballon gonflé de vent  dont il sort des tempêtes  quand on y fait une piqûre ». Ce choc au sommet  pourrait aboutir à des situations sans précédent dans l’histoire du football guinéen.

Si les frondeurs réussissent à désarçonner Super V, et prendre le contrôle de la structure, la formule pourrait à nouveau faire recette à l’avenir et être une cause d’instabilité. S’ils échouent, on imagine aisément la chienlit qui va s’installer au cœur de la Fédé, pour le plus grand malheur du football guinéen dans son ensemble. Sans parler des représailles qui ne manqueront pas de pleuvoir sur la tête des « rebelles ». Djibril Diarra, un ancien vice-président, en sait sans doute quelque chose.

En parlant de situation sans précédent, une exacerbation de la crise avec des positions inconciliables (parce que  motivées par des questions de personne) et de plus en plus radicales, pourrait amener les instances internationales à balayer tout ce beau monde pour installer un comité de gestion provisoire. Comme l’ont connu des pays tel le Sénégal qui a dû  organiser, avec succès, sa CAN en 1992 avec un Comité national de gestion du football en lieu et place d’une fédération élue.

Si les contempteurs de Salifou Camara semblent s’entendre comme larrons en foire, il n’est pas à exclure que leur cible et eux mêmes soient surpris par l’entrée en jeu d’un « troisième larron ».

Jusqu’à preuve du contraire …

Top Sylla  

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