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La paix en Casamance sera un thème important pour les cinq candidats retenus par le Conseil constitutionnel du Sénégal en vue de l’élection présidentielle du 24 février prochain.

Macky Sall, candidat à sa propre succession, avait placé le dossier de la paix en Casamance à la tête de ses priorités lors de son premier mandat. Mais sept ans plus tard, rien n’a été réglé.

Sa déclaration lors du lancement de son livre « Le Sénégal au Cœur », indiquant qu’il ne fallait « pas se précipiter » pour signer des accords avec les indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), a été dénoncé comme une « propagande électoraliste » par ses opposants comme Aliou Diédhiou, responsable des Patriotes du Sénégal pour le travail (Pastef), le parti du jeune Ousmane Sonko.

« Quand on analyse ses actes, il n’a absolument rien fait depuis la première année de son mandat, donc on ne voit pas d’actes forts en faveur de la paix. Et quand il le dit maintenant, à la veille des élections, c’est comme un chantage, il faudra voter pour moi pour que je puisse prendre des actes en faveur de la paix. »

Même point de vue chez Aliou Cissé, président du Mouvement pour une citoyenneté active, un autre opposant qui martèle que ce discours est « du bluff ».

Selon lui,  les habitants de la Casamance devront prendre leurs responsabilités le jour de l’élection présidentielle.

« Qu’il attend la veille des élections présidentielles pour se prononcer sur le sujet et laisser croire que le moment n’est pas encore opportun pourrait traduire un aveu d’échec de sa part pour ramener la paix en Casamance », estime  le président du Mouvement pour une citoyenneté active. 

Pour lui , « il n’est plus question que les citoyens se contentent de leurs rôles de supporters dans lesquels les politiciens les ont confinés. Mais, naturellement il faut qu’ils sachent comment voter et pour qui voter. »

« La paix ne se décrète pas »

Samchidine Boun Aïdara, président du Mouvement « Gagner pour Macky Sall » balaye cette thèse : selon lui, la déclaration de Macky Sall est bien fondée.

« Non ce ne sont pas des déclarations électoralistes, la paix ne se décrète pas, la paix ne se signe pas, la paix se vit. Et je pense que c’est cela l’option du président de la République, que cela ne soit pas seulement des signatures ou des grandes rencontres médiatisées. »

D’après la liste provisoire publiée le week-end dernier par le Conseil constitutionnel, l’élection mettra aux prises cinq candidats.

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