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La ministre de l’Agriculture de Guinée, Mariama Camara, et Socfin condamnés pour corruption

La ministre de l’Agriculture de Guinée, Mariama Camara, et Socfin condamnés pour corruption

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Vendredi, le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné Mariama Camara, ministre de l’Agriculture de Guinée, ainsi que Hubert Fabri et quatre dirigeants de filiales du groupe Socfin pour corruption active.

Mariama Camara à été condamnée à 20 mois de prison avec sursis, € 12 000 euros et à la confiscation de € 300 000, et les responsables de Socfin à 12 mois de prison avec sursis et € 6 000 d’amende, rapporte les journaux belge Lecho et luxembourgeois Le Quotidien.

Les faits jugés devant la juridiction belge remontent au début des années 2000 quand Mariama Camara était à la tête de la Soguipah, entreprise publique d’huile de palme et de caoutchouc, qu’elle a dirigée pendant plus de trente ans avant d’être nommée au gouvernement en décembre dernier.

 

« Le tribunal a considéré que Mariama Camara, « en sa qualité de fonctionnaire publique, a sollicité auprès du groupe Socfin une rémunération » et que « Socfin a proposé un schéma de paiement« , rapporte Lecho.

 

Selon ce shéma, la ministre recevait 6% du prix d’achat du caoutchouc, transférés sur son compte via la société-écran WAT (West African Trading), basée à Guernesey et détentrice des contrats de commercialisation entre les plantations de Socfin et la Soguipah.

 

Le Premier ministre Fofana impliqué

 

« Dans son jugement, le tribunal s’est aussi attardé sur les autres destinataires des paiements effectués par WAT« , selon Lecho, notamment l’actuel Premier ministre nommé le 21 mai, Ibrahima Kassory Fofana, alors ministre des Finances, qui aurait bénéficié d’un versement de quelque € 50 000, ainsi que l’ancien ministre et ambassadeur de Guinée à Bruxelles Kazaliou Baldé, décédé en 2012.

 

Rappelons que la société luxembourgeoise Socfin, spécialisée dans l’huile de palmes et le caoutchouc, emploie 45 000 personnes, en majorité dans ses plantations en Afrique et en Asie. L’homme d’affaires belge Hubert Fabri détient 50,2% du groupe et le groupe français Bolloré 37,8%.

Source: commodofrica

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