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La presse allemande s’intéresse aux stars montantes de la politique africaine et à la nouvelle génération de femmes bien décidées à jouer un rôle dans l’avenir politique de leur pays.

« La politique africaine aussi souffre d’un manque de femmes ». Aussi, parce que le problème est mondial, comme tient à le rappeler le journal. Quand des chefs d’Etat se réunissent, les photos de famille sont toujours encore faites de rangées de costumes cravate sombres. Rarement on y voit un tailleur ou une robe. »

Dans l’histoire postcoloniale de l’Afrique, seulement cinq pays ont connu une femme à la tête du pouvoir. Mais depuis un certain temps, « une nouvelle génération de femmes politiques parvient à briser le plafond de verre.

2018 a ainsi connu plusieurs faits marquants, « comme au Mali où pour la première fois, un cabinet ministériel composé pour un tiers de femmes a commencé à travailler. »

La Süddeutsche Zeitung cite d’autres exemples, comme ce gouvernement qui respecte la parité hommes femmes en Ethiopie avec dix hommes et dix femmes. Le pays a dans la foulée élu une présidente. Sahle-Work Zewde est actuellement l’unique femme cheffe d’Etat du continent.

Mieux représenter la société

Selon une étude du think tank américain Council on Foreign Relation, la présence de femmes en politique est notamment bénéfique dans des pays qui ont connu des crises.

En Afrique, estime le journal, ce sont les bouleversements démocratiques des années 90 qui ont semé les graines de la parité que l’on récolte aujourd’hui.

Par ailleurs, des chercheurs voient d’un bon œil si des femmes expertes qui ne sont pas passées par le parcours parlementaire classique intègrent des postes ministériels, à l’image de la jeune ministre malienne des Affaires étrangères Kamissa Camara, une politologue devenue conseillère diplomatique du président du Mali avant d’entrer au gouvernement.

« Des femmes compétentes rencontrent moins d’obstacles dans cette forme de recrutement et se retrouvent plus rapidement au gouvernement », écrit la Süddeutsche Zeitung.

Le muscles du Kremlin

Egalement à lire cette semaine dans la presse allemande : le retour de la Russie en Afrique. C’est la Berliner Zeitung qui en parle et qui revient sur les visées de Moscou en Afrique, des raffineries en Ouganda, en passant par les mines de platine au Zimbabwe, l’aluminium en Guinée, le gaz et le pétrole en Algérie, en Egypte ou encore au Mozambique.

Rien que l’an dernier, relève le journal, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a visité six capitales africaines.

Certes, « dans son exploration, la Russie est encore à la traîne loin derrière la Chine », avec seulement un volume d’échanges avec l’Afrique d’à peine 18 milliards de dollars contre 200 milliards pour Pékin.

« Mais le Kremlin sait comment garder un pied dans la porte : la coopération militaire et les ventes d’armes. » Ces quatre dernières années, Moscou a passé des contrats d’armement avec 19 Etats africains. Actuellement, 40 % de l’équipement militaire du continent provient de la Russie, écrit le journal, qui cite un expert pour résumer la situation : « la Chine a l’argent, la Russie a les muscles. »