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Le ministre en charge de l’énergie et de l’hydraulique continue de faire le tour des stations de pompage d’eau de la SEG (Société des Eaux de Guinée) et de certaines installations d’EDG (Electricité De Guinée). Cheikh Taliby Sylla et ses collaborateurs ont visité ce mercredi, 30 janvier 2019, les préfectures de Daubera et de Coyah.
De la station de pompage de Kakoulima au réservoir de Cimenterie 1 en passant par la conduite de transport d’eau du captage de Kitéma et la station électrique de Manéah, la délégation a touché du doigt les causes du manque d’eau en vue de proposer des solutions dans un avenir proche.

La desserte en eau potable et en électricité de la capitale guinéenne a du plomb dans l’aile à cette période de saison sèche. C’est pour comprendre les difficultés que traverse le secteur que la délégation a fait le tour à divers endroits de Dubréka et de Coyah.

Après la station de pompage de Kakoulima et la conduite de transport d’eau du captage de Kitéma, Cheikh Taliby Sylla a déploré l’absence d’agents de la SEG sur certains sites. « Ici, nous sommes au PK 43, le point de javellisation de l’eau des captages de Kakoulima. Ces captages ont été réalisés en 1903 pour alimenter Kaloum, les bornes fontaines pour les populations autochtones et l’administration coloniale. Il y en a au total 4 captages : Täkhourè, Tömakhourè, Nämoukhourè et Kitéma. Täkhourè a disparu parce que ça a été envahi par les populations. Tömakhourè et Nämoukhourè sont en passe d’être envahis aussi. C’est Kitéma qui est plus ou moins préservé encore. Avant la poussée démographique, on pouvait avoir 3 000 mètres cubes d’eau ici par jour. Mais, ce que nous avons constaté, l’envahissement ne nous permettrait pas d’avoir cette quantité d’eau. C’est dommage qu’aucun agent de la SEG ne soit en poste ici pour nous expliquer quelle est la situation réelle aujourd’hui au niveau de ce poste ».

Devant cette absence des agents de la SEG au poste de Kitéma, le ministre de l’énergie et de l’hydraulique n’a pas manqué de rappeler que de gros efforts doivent être déployés pour renouveler le poste de Kitéma. « Vous-même vous avez vu qu’il n’y a pas un agent pour réguler, il y a un trop-plein. Au moment où les populations ont besoin, l’eau est entrain de se gaspiller dans la nature. Nous poserons la question au directeur général de la SEG pour nous expliquer pourquoi il n’y pas d’entretien ici, pour nous dire pourquoi il n’y aucun agent de la SEG ici ».
Pour ce qui est du réservoir de Cimenterie 1, un des responsables des lieux a fait savoir que le manque de carburant est la principale difficulté qui empêche la fourniture d’eau potable aux populations des quartiers environnants. « Nous pouvons passer 3 à 4 mois sans avoir du carburant ici pour faire fonctionner le groupe. Donc, s’il n’y a ni carburant ni électricité, on ne peut pas donner de l’eau aux citoyens des quartiers de Cimenterie, Bailobayah, Kagbélen, Koköma, Kountia ».

Une situation qui amène le ministre, Cheikh Taliby Sylla, à se poser énormément de questions, sur les défaillances dans la maintenance des équipements au niveau de la station de pompage de Kakoulima des captages de Kitéma. Il a également déploré les manquements dans l’approvisionnement en carburant à la station de production d’eau de Cimenterie 1. « Ce constat que nous sommes entrain de faire est la meilleure des choses. Depuis que nous avons commencé à faire la visite des sites de la SEG de Kobaya à Kakimbo et pour aujourd’hui, on comprend que la SEG a d’énormes difficultés, et que pour relever le défi, il faut s’occuper davantage de la SEG malgré que cette autonomie existe », a-t-il fait savoir.

Parlant du manque de courant électrique, qui commence à faire grincer des dents dans la capitale guinéenne, Sékou Sanfina Diakité, secrétaire général du ministère de l’énergie, a dit que c’est la période d’étiage qui en est responsable. « Notre énergie est à 70%, actuellement, hydroélectrique. En hydroélectricité, on accumule l’eau de la saison des pluies et on restitue en saison sèche. Tous les équipements sont en bon état, tout fonctionne normalement, mais il faut gérer la quantité d’eau que Dieu nous donne ».

         La cellule de Communication du Departement