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L’arrogrance continue et la grève continue.

L’arrogrance continue et la grève continue.

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L’arrogrance continue et la grève continue.

Dans le journal télévisé du 23 juillet 2018, Dr Kassory Fofana, le tout puissant premier du président Alpha Condé affirmait sa préférence. ‘’ Je l’ai dit, je le répète, entre la loi et l’ordre public, la sécurité des citoyens, je choisis l’ordre public sans lequel, rien ne peut être fait.’‘ avait dit le chef du gouvernement.
Il n’est pas nécessaire de réveiller Montesquieu ou jean jacques Rousseau pour analyser l’inintelligence de cette préférence. Aucun juriste n’avait encore dit que la loi était opposée à l’ordre public au point qu’un homme d’Etat soit amené à choisir entre les deux, ce qui selon lui, est susceptible de favoriser le développement d’un pays.
Interrogeons nous sur l’efficacité de la mesure prise. Celle qui consiste à interdire les manifestations est ‘’illégale’’. Pire, elle a augmenté le désordre. Grace à cette mesure, l es opposants et les citoyens empêchés par les forces de l’ordre sont radicalisés. Les forces sociales ne sont pas mortes .Certes, les leaders divisés ne mobilisent plus. Car certains leaders ont perdu la crédibilité. Mais, cette force sociale se retrouve ailleurs et proteste autrement. Les guinéens sont colériques. Et la moindre occasion peut réveiller le démon qui dort.
Ce spectacle dans les rues de la Capitale et dans les préfectures de l’intérieur suffit largement pour dire que l’ordre, la loi et la justice manquent aux guinéens sous la gouvernance de Kassory Fofana.
Il est inutile de dire que cela était évitable. Le dialogue demandé par l’opposition était mieux que ce bazar offert par la répression des manifestations interdites.
En disant qu’il préfère l’ordre public à la loi, le tout puissant premier ministre voulait-il dire que l’on vivait dans le désordre sous Mamady Youla et Saïd Fofana ? En tout cas, il est à noté que le 30 Mai, son ministre de la sécurité et de la protection civile disait que ‘’ la récréation est terminée’’. Comme pour dire qu’avant lui, c’était de la pagaille.
En publiant les lettres adressées au ministre de la sécurité et de la protection civile et au ministre de la justice, le chef du gouvernement semble dégager sa responsabilité. Puisque ces tueries enregistrées depuis la prise de la décision d’interdiction des manifestations ne resteront pas impunies, il sera dit un jour, preuves à l’appui, que le chef du gouvernement avait prit sa responsabilité. S’il y’avait vraiment la volonté de punir ces tueries, l’on n’avait besoin de publier dans la presse ces instructions.
Au même moment, l’homme qui avait fait du dialogue social sa priorité n’est pas encore capable de ramener la sérénité dans nos écoles. La grève continue et l’arrogance continue. Il est difficile de comprendre l’utilité de cette fermeté.

Par Abdoulaye Ciré Diallo

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