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Le phénomène de l’émigration clandestine à destination des pays européens s’amplifie, malgré  les conséquences douloureuses du rêve de l’eldorado occidental. Des candidats à l’émigration  continuent de tenter leur chance. Ils deviennent ainsi la proie facile des passeurs qui le font transiter  par le chemin du désert pour la traversée de la méditerranée à partir des côtes libyennes ou marocaines notamment.

Au péril de leur vie, lorsque ces rescapés arrivent dans les pays d’accueils, la régularisation est souvent une épreuve encore plus périlleuse.

Nô Mëtî Sîfâdhe, en peul, Difficile à raconter est un film documentaire qui fait vivre de de l’intérieur le quotidien de ces jeunes «mineurs non accompagnés» peuls, malinkés et soussous habités par l’angoisse, la peur et le regret d’avoir osé l’aventure par la voie illégale alors que sur place ils auraient fait mieux d’utiliser les frais de passe dans des activités génératrices de revenus et devenir des modèles de réussite sur le plan local ou national à l’image de Moussa Para Diallo, Elhadj Ousmane Sanloi Baldé, Bobo Hong Kong, Kaba Guiter ou encore Kerfalla P. Camara KPCqui a débuté par le désherbage de la cour de l’université de Conakry où il étudiait pour devenir aujourd’hui l’un des empereurs des BTP sans jamais compromettre son avenir dans l’immigration.

Le documentaire a été réalisé suivant les témoignages en langues locales de 14 jeunes migrants irréguliers tous guinéens et un responsable dans un centre d’accueil s’exprimant en français recueillis par deux jeunes cinéastes guinéens : Thierno Souleymane Diallo et Alfa Diallo.

Avec le soutien de l’association Guinée solidarité Bordeaux, ce documentaire de 51 minutes, réalisé en avril 2018, a été projeté en avant-première en France avant d’être présenté gratuitement au public guinéen.

A Conakry, le Centre culturel franco guinéen (CCFG) l’a accueilli le 10 janvier 2019. Dans les jours suivants, des établissements d’enseignement supérieur de la capitale.  Et maintenant, le documentaire fait son petit tour du pays.

Grâce à l’appui logistique de l’Ong Aide & Action et la collaboration de Dr Thierno Ibrahima Barry, un fils de Bantignel, jeunes et responsables locaux de cette sous-préfecture située à 15 km au Nord de Pita ont suivi le documentaire vendredi 15 février 2019 au Foyer des jeunes où le sous-préfet Toumany Diallo, le Vice-maire Dr Saidou Pathé Barry étaient présents.

Ainsi que de nombreux représentants d’associations de jeunes et de femmes des villages environnants, dont la mobilisation grandiose a contribué à faire de la séance de projection au centre-ville un événement de sensibilisation d’envergure sous-préfectorale.

Jeanne Cousin, présidente de l’association Guinée Solidarité Bordeaux, a été agréablement surprise par le haut niveau et la variété des interventions enregistrées au cours du débat autour de la question.

Elle a expliqué à notre envoyé spécial que cette séance sur la réalité de la vie des candidats à l’immigration illégale qui pensent que l’Europe constitue le paradis sur terre, a été d’un grand succès pour son ONG à Bantignel.

Samedi 16 février 2019, Labé, la capitale de la Moyenne Guinée, a été l’étape suivante.

 

Par Le Populaire