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L’arrestation, fin août 2019, de Hajar Raissouni, suivie, fin septembre 2019, par sa condamnation à une peine d’un an de prison avait suscité un débat sur les libertés individuelles au Maroc.

Pour rappel, Hajar Raissouni a été reconnue coupable par la justice de relations sexuelles hors mariage et d’avortement illégal. Cette affaire avait soulevé des débats sur la justice marocaine dans l’opinion publique au Maroc ainsi que dans certains milieux à l’étranger, connus pour leur hostilité systématique envers le Royaume du Maroc.

Quoi qu’il en soit, le Roi Mohammed VI du Maroc a mis un terme à cette polémique, en accordant sa Grâce à Hajar Raissouni ainsi qu’à son fiancé et à toute l’équipe médicale poursuivis également dans ce dossier.

Cette Grâce Royale est un geste de compassion et de clémence du Souverain marocain et traduit son souci de préserver l’avenir des deux fiancés qui comptent fonder une famille conformément aux préceptes religieux et à la loi.

Il n’est donc nullement question de geste ayant trait au débat sur l’avortement ou sur les libertés publiques ou individuelles, encore moins d’une quelconque ingérence dans les affaires de la Justice marocaine, puisqu’il est question d’erreur que les deux fiancés ont commise et qui a conduit à cette poursuite judiciaire devant les tribunaux.

La décision du Souverain d’accorder sa Grâce à l’ensemble des accusés impliqués dans cette affaire a surtout été motivée par la dimension humaine accordée à ce dossier par le Roi du Maroc ; ce geste de clémence a immédiatement suscité des flots de réactions positives au Maroc, comme à l’étranger, et la nouvelle de la libération de Mademoiselle Raissouni s’est ainsi propagée sur les réseaux sociaux qui l’ont qualifiée de « décision sage et joyeuse ».

Quoi qu’il en soit, cette affaire a ouvert un débat entre Marocains qui sont en mesure de l’aborder avec sérénité. C’est pourquoi il a été étonnant de constater que des parties extérieures se sont immiscées dans des faits qui concernent uniquement la société marocaine, et ce, d’autant plus que le Maroc n’a pas coutume, pour sa part, de s’ingérer dans des faits sociétaux qui intéressent d’autres pays. L’affaire du voile en France est édifiant à cet égard et témoigne, si besoin est, de la non-ingérence du Royaume du Maroc dans des dossiers qui se situent au-delà de ses frontières. 

Cette affaire a, en effet, permis de relever que certaines parties étrangères hostiles au Maroc, dont des intellectuels, des médias et des ONG’s, mues par la partialité, la subjectivité et les préjugés, s’y sont invitées pour attiser la flamme. De quoi je me mêle ! pourrait-on dire.

Au final, et à la faveur de la sollicitude du Roi Mohammed VI, Hajar Raissouni a finalement été libérée, le 16 octobre 2019, et a pu retrouver les siens, en même temps que son fiancé, le gynécologue, l’anesthésiste et la secrétaire médicale qui avaient été condamnés avec elle.

Tout est bien qui finit bien !

Farid Mnebhi.