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Les nouvelles routes migratoires vers l’Europe

Les nouvelles routes migratoires vers l’Europe

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Cela transparaît peu dans les discours politiques, mais le nombre de migrants qui rejoignent l’Europe a atteint son plus bas niveau depuis 2014. A la fin du mois de septembre 2018, ils étaient moins de 100 000 à être entrés dans l’espace Schengen, dix fois moins qu’en 2015. L’accord conclu en 2016 entre l’Union Européenne et la Turquie pour bloquer les départs de bateaux de passeurs y est pour beaucoup.

L’Italie, puis l’Europe ont passé aussi un accord avec la Libye qui se chiffre en centaines de millions d’euros avec, à la clé, la formation des gardes-côtes libyens et l’extension de la zone maritime où ils ont l’exclusivité du sauvetage des migrants. Avec toutes les dérives que dénoncent les ONG. A savoir la violence, le racket, le non respect des demandes d’asile, et le renvoi en Libye, pays peu sûr, s’il en est.
Aujourd’hui, on ne parle plus de crise migratoire, mais de gestion de flux migratoires. Et les anciennes routes celles entre la Turquie et la Grèce, entre la Libye et l’Italie sont en perte de vitesse. En 2018, les migrants tentent surtout leur chance via le Maroc pour rejoindre l’Espagne. Ecoutez ce qu’en dit Camille Schmoll, chercheuse sur les mouvements migratoires en Europe, elle est interviewée par Catherine Rolland.

Et dans ce contexte, il n’est guère étonnant que l’ONU ait choisi Marrakech pour organiser la prochaine grande conférence internationale sur les migrations, le 10 décembre 2018.
Alors que l’Europe rêve d’étendre son partenariat avec la Libye, à l’ensemble de l’Afrique du Nord, le Maroc est sous pression. Pour satisfaire aux demandes de l’UE, le ministère de l’Intérieur se vante d’avoir intercepté, en 2018, 68 000 candidats à l’immigration clandestine en 2018, plus du double par rapport à 2015.
Pour la plupart, ces migrants sont renvoyés à l’extrême sud du pays, ou expulsés hors du Maroc. Ecoutez dans quelles conditions. C’est le reportage à Marrakech de Thea Ollivier.

L’Espagne, premier pays d’entrée désormais sur le sol européen, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
Un afflux qui pourrait coûter cher politiquement au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez. Début décembre 2018, commencent les élections régionales. Et l’Andalousie première sur la liste, commence déjà à sentir un frémissement dans l’opinion publique. Sur place, Laetitia Dive.

Les dublinés aux Pays-Bas
Et puisqu’on parle de flux, l’autre grand sujet de préoccupation de l’Europe concerne ce qu’elle appelle les flux secondaires. Ces mouvements illégaux au sein même de l’Europe. Là encore, de nouvelles routes voient le jour qui passent par l’Albanie, la Croatie et la Slovénie.
Mais il y a aussi tous ces migrants qui arrivés en Italie, tentent d’échapper à la nouvelle politique antimigrants de Matteo Salvini. Et on les retrouve aux Pays-Bas.
Ils s’appellent alors des Dublinés. Car, selon l’accord européen de Dublin, ils sont normalement contraints de faire leur demande d’asile dans leur premier pays d’entrée, soit l’Italie. A Amsterdam, les voilà donc illégaux et dans un statut très précaire.

 

La chronique d’Eve Minault
A partir de la rentrée prochaine, les étudiants étrangers – non européens – devront payer plus cher, beaucoup plus cher pour venir fréquenter les bancs des facultés françaises… Officiellement, l’objectif affiché par le Premier ministre est d’attirer davantage d’étudiants étrangers, mais déjà certaines voix s’élèvent contre cette réforme qui risque d’éloigner, dans un premier temps, les étudiants africains qui n’auront pas les moyens de payer ces frais d’inscriptions.

Texte initialement publié sur : RFI

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