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LES PROUESSES «OU COMPÉTENCES‹» DE LA JUSTICE SOUS LE RÉGIME D’ALPHA CONDÉ.

Normalement la justice est sensée être le recours pour tous ceux qui se sentent lésés ou victimes d’une injustice quelconque. Mais la Guinée fait exception comme toujours d’ailleurs, c’est un pays à part.

Sous Alpha Condé, la justice est devenu un moyen de répression et d’intimidation contre tous ceux qui ont des opinions différentes du dictateur actuel. Pour illustrer ceci, citons la tentative de Malick Sankhon d’assigner le président de l’UFDG en justice en juin 2013 lorsque celui-ci avait révélé qu’il était le commanditaire des pillages orchestrés par certains loubards contre les magasins de ses militants à Madina-Marché.

Nous avons toujours en mémoire le feuilleton judiciaire du député uninominal de Gaoual, Ousmane Gaoual avait été condamné à 2 ans de prison assosrtis d’un sursis.

Sans oublier Thianguel, l’ex coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, harcelé par la justice a trouvé son salut en prenant le chemin de l’exil.

Ibrahima Sory Camara, auditeur de l’UFDG, subira lui aussi le courroux de la justice télécommandée depuis le palais Sékhoutouréyah, il a purgé 08 mois de prison ferme.

Par ailleurs, elle sert aussi à légitimer les magouilles orchestrées par le régime Condé, les faux complots et les tripatouillages de scrutin. Les magistrats ont pleinement contribué à tripatouiller les résultats des dernières élections locales. La cour suprême se déclare contre toute attente incompétente sur le dossier de Matoto.

Elle protège tous les faucons et ouvriers du régime Condé qui s’adonnent à de sales besognes. À ceux-ci elle garantie l’impunité, 104 jeunes fils de ce pays ont perdu la vie dans les zones réputées être fiefs de l’opposition, jamais la justice n’a ouvert une enquête en vue de trouver les coupables. On se rappelle les menaces de Sékou Resco Camara qui avait recommandé aux manifestants de dire au revoir à leurs familles avant de sortir manifester. L’actuel DG de la police, Ansoumane Bafoué, a à plusieurs reprises fait la une en proférant des menaces à l’égard des manifestants.

Malick Sankhon, le Directeur de la CNSS, a longtemps fait l’apogée de la violence en faisant l’éloge des jeunes chevaliers de la république qu’il finançait avec l’argent du contribuable guinéen, ceux-ci étaient réputés être de farouches contre manifestants, ils auraient fait de nombreuses descentes musclées au marché de Madina.

Sanoussy Bantama Sow est tout autant célèbre à travers ses prises de position subversives et anti républicaines, il profère impunément des menaces contre les opposants au régime de son mentor.

Ahmadou Damaro Camara, Chef de la majorité présidentielle au parlement, a ouvertement dit tout haut qu’il fallait utiliser des armes létales dans la commune de Ratoma (fief incontesté de l’UFDG).

Les victimes de Zogota et de Galapaye réclament justice, les assassinats de citoyens guinéens sont restés impunis sous l’actuel régime.

La justice guinéenne n’est pas un recours fiable pour ceux qui sont opprimés, elle ne sert que le pouvoir qui est composé d’oppresseurs et de prédateurs. Elle n’est compétente que pour cautionner les dérives du régime, elle fait preuve de zèle pour intimider les adversaires politiques du Professeur Alpha Condé.

Elle n’est point compétente pour rendre justice, elle est compétente pour légitimer l’injustice. En attendant les victimes tournent des yeux larmoyants vers le ciel en quête d’une justice divine qui frappera tôt ou tard.

Maka N’denda