Accueil ACTU INTERNATIONALE Maroc : démantèlement d’un réseau de passeurs à Tanger
Maroc : démantèlement d’un réseau de passeurs à Tanger

Maroc : démantèlement d’un réseau de passeurs à Tanger

0

Les autorités marocaines ont annoncé avoir interpellé vendredi quatre passeurs opérant du Maroc vers l’Espagne. Vingt-deux candidats à l’exil ont également été arrêtés lors de cette opération.

Une opération de police judiciaire menée vendredi 21 décembre à Tanger, au Maroc, a permis l’arrestation de trois Marocains soupçonnés d’appartenir à un réseau de passeurs opérant du Maroc vers l’Espagne. Un intermédiaire originaire d’Afrique subsaharienne a également été interpellé.  

Les trafiquants présumés ont entre 24 et 44 ans, a précisé la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué publié samedi.

Vingt-deux candidats à l’exil originaires d’Afrique subsaharienne ont aussi été arrêtés et une « embarcation pneumatique, des gilets de sauvetage et une voiture légère » ont été saisis.

Selon un récent bilan des autorités marocaines, le pays a stoppé 68 000 tentatives d’immigration clandestine et démantelé 122 « réseaux criminels actifs » entre janvier et fin septembre.

La route migratoire entre le Maroc et l’Espagne est la plus fréquentée

Cette opération de démantèlement intervient six jours après l’arrestation en Espagne des cerveaux d’un réseau de passeurs ayant fait entrer sur le sol espagnol environ 600 migrants marocains par voie maritime en 2018, a annoncé lundi 17 décembre la Garde civile espagnole.

Au total, 136 personnes ont été arrêtées cette année en Espagne dans le cadre de la lutte contre les réseaux d’immigration illégale, selon les autorités espagnoles.

Avec plus de 55 000 arrivées sur les côtes espagnoles en 2018, la route migratoire entre le Maroc et l’Espagne est désormais la plus fréquentée, d’après les chiffres de l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Au moins 681 migrants sont morts depuis le début de l’année en Méditerranée occidentale en tentant de gagner l’Espagne, selon l’OIM. En 2017, 224 personnes avaient péri dans cette zone.

Share Button
Guineesignal

LAISSEZ VOTRE COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *