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Migrants à Calais : des associations dénoncent les violences policières visant les bénévoles

Migrants à Calais : des associations dénoncent les violences policières visant les bénévoles

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Quatre association ont remis mardi un rapport au défenseur des droits dans lequel elles accusent les forces de l’ordre présentes à Calais de « violences policières excessives » et d’ »intimidation » envers les bénévoles qui viennent en aide aux migrants.

Les rapports sont bien souvent tendus entre bénévoles venant en aide aux migrants et forces de l’ordre à Calais. Mardi 7 août, quatre associations présentes à Calais – Help Refugeesl’Auberge des migrantsUtopia 56 et Refugee Infobus – ont transmis au défenseur des droits un rapport réalisé à partir des témoignages de 33 bénévoles.

Les associations accusent les CRS de « violences policières excessives » et d’ »intimidation » envers les bénévoles. « Au cours des huit derniers mois, les volontaires associatifs ont ainsi été victimes de 666 incidents de surveillance policière, contrôles d’identité répétés, arrestations et fouilles, ainsi que de violences physiques et verbales », peut-on lire dans un communiqué des quatre associations.

Selon Éléonore Vigny, chargée du plaidoyer pour l’Auberge des migrants, les associations souhaitent que le défenseur des droits « fasse avancer diplomatiquement les choses » face à « l’indifférence du parquet de Boulogne-sur-Mer ». « C’est une autorité indépendante qui va pouvoir demander des comptes à l’administration et enquêter », assure la jeune femme qui espère, notamment, que les services du défenseur des droits organisent une visite sur place sur ce sujet.

« Allégations non démontrées »

Pour la préfecture du Pas-de-Calais, ces accusations sont des « allégations non démontrées ». « La simple observation des faits démontre que les associations sont tout à fait libres d’exercer leurs activités à destination de la population migrante sur Calais, dès lors que leur intervention s’inscrit dans le respect de l’ordre public et de la loi », a déclaré la préfecture à l’AFP.

« Toute personne qui le souhaite peut comme c’est naturel dans un État de droit, saisir l’IGPN (inspection générale de la police nationale) ou le procureur de la République si elle estime être témoin ou victime d’un manquement », ajoute-t-elle. « Force est de constater, cependant, que les rares plaintes déposées ou les signalements auprès de l’IGPN n’ont conduit jusqu’à présent à aucune condamnation ou mise en accusation d’un policier pour des violences sur des membres d’associations, pas plus que sur des personnes migrantes ».

De son côté, la maire de Calais, Natacha Bouchart a dénoncé « les accusations sans fondement » des associations. « Si ces accusations étaient avérées, il ne fait aucun doute que les auteurs de ce rapport auraient déposé une requête auprès du Procureur de la République et de l’Inspection Générale de la Police. Ces mêmes associations – qui ne trouvent leur existence qu’au travers de discours haineux et diffamants envers les forces de l’ordre – agissent à des fins purement médiatiques et politiques », a affirmé l’édile.

 

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