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Où est le mal dans les propos de Cellou Dalein Diallo sur france24?

L’homme-a-t-il été incompris ou victime d’un acharnement?
Faut-il reduire le débat sur l’alternance et l’éfficacité de notre démocratie au combat des acteurs du moment pour leur passé trouble?
Et si ces polémiques de ces derniers temps étaient pour désorienter la lutte pour nous pousser à se tromper de cibles?
Trois observations sont à faire sur la partie sujette à polémique dans le speech de CDD avant d’en tirer une conclusion.
D’abord, c’est quelqu’un qui n’a pas été au bout de sa phrase. Le journaliste intervieweur sans aucune intention de nuire, n’a pas laissé le temps à son interlocuteur de developper son argumentaire sur la question du référendum du 11 Novembre 2001 et du rôle qu’à jouer l’ancien Ministre Cellou Dalein Diallo.
Ensuite, Cellou est très précis. Il parle du contexte. À cette époque-là, plusieurs facteurs militaient en faveur de Lansana Conté pour son maintien au pouvoir. 1- Du point de vue constitution, aucun verrou n’existait pour lui ni les intangibilités.
2-La sous-région était menacée par des rebellions et des instabilités institutionnelles chroniques.
3-Les mentalités d’alors et celles de nos jours sont quasiment opposées.
Avec humilité, le début du bout de phrase  » Oui, Lansana Conté était un bon Président » s’inscrivait dans une logique de reconnaissance et face également au tollé suscité par l’avant dernière sortie. Il a voulu se remettre du bon pied avant d’aller dans le vif de la question. Mais il a été interrompu par le journaliste avec une autre question.
Faut-il émettre un doute sur notre propre sincérité?
À nous, qui faisons de l’activisme dans le virtuel voire même dans le sensationnel, pouvions-nous sortir du combat actuel tous ces anciens qui ont tripatouillé notre constitution sous Lansana Conté ?
Même avec leur repentir, faudrait-il encore et encore et pour toujours leur clouer le bec?
Et qu’en est-il de ceux qui étaient opposés hier mais qui sont pour aujoud’hui?
Cellou a fait hier, il a reconnu et il s’en excuse. Doit-il être notre cible?
C’est son droit le plus absolu de s’opposer à toute modification même s’il n’est pas totalement légitime.
Bref, le combat pour la démocratie se fait pour le principe, pas pour le sentiment et encore moins dans l’émotion.
L’arme du citoyen, c’est son bulletin de vote. Continuons le combat pour l’alternance et sortons du débat de personne. On ne perd qu’en temps, car, ce n’est pas notre cible.

Par Habib Marouane Camara