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C’est une tradition qui date des lustres, et qui demande que pendant un (1) mois, le fidèle musulman se plie strictement aux injonctions d’Allah.

 

Une interview accordée par le correspondant de guineesignal

Une période faite de pénitence et de privation, du lever au coucher du soleil. Ce qui signifie clairement pour tout adepte du prophète Mohamed (PSL) qu’il est primordial d’observer des principes pour préserver son jeûne, si on veut bénéficier des grâces et des bienfaits d’Allah. Et en la matière, les prescriptions sont nombreuses.

L’imam Aly Camara indique que : << ces actes qui invalident le jeûne. Pour le guide religieux, il est important pour les fidèles, de mieux cerner ces actes, afin de leur éviter de faire un jeûne vidé de sa substance spirituelle.

L’imam, a mis un accent particulier, s’est d’abord appesanti sur le rapport sexuel.

Selon lui, dès lors que le jeûneur a eu un rapport sexuel, son jeûne s’annule. Pour que sa privation soit acceptée, il doit impérativement le rompre et rattraper ce jour après le mois de carême.

À défaut, il doit en compensation, donner un (1) kg de riz à un pauvre. Idem pour la masturbation. IL précise que la masturbation invalide le jeûne. Car le jeûneur s’est souillé avec sa semence.

Une attitude considérée comme impropre, dont un fidèle musulman ne peut s’incommoder.

L’éjaculation, comme l’a si bien souligné l’imam Keita, fait partie des actes qui invitent à rompre le jeune.

Provoquée par des embrassades, des contacts, par des regards répétés, l’éjaculation annule le jeûne. La personne devra rattraper ce jour-là uniquement. Et ce, sans expiation.

Parce que, explique le guide religieux, la réparation dite expiatoire est propre au rapport sexuel. Si l’éjaculation intervient pendant le sommeil, le fidèle n’a rien à craindre.

Son jeûne, souligne l’imam, reste valide, car ceci s’est produit indépendamment de sa volonté. Toutefois, il doit refaire les grandes ablutions, pour lever la souillure. « Manger et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit.

Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit », dit le prophète dans S2. V187. Pour l’imam Aly , le prophète (PSL) par cette parole, indique que celui qui mange et boit par oubli, ne doit pas rompre son jeûne, parce que son acte n’a aucune incidence sur le carême. Mieux, il doit le terminer Car, c’est Allah qui l’a nourri et abreuvé.

Cependant, le fait d’introduire de l’eau ou toute autre substance qui parvient à la gorge par l’intermédiaire du nez, de prendre des nutritifs par voie intraveineuse, de réaliser une transfusion sanguine invalide le jeûne.

Cela a été souligné l’imam, qui constitue de la nourriture pour le jeûneur.

 

Il est préférable, a dit également le guide religieux, que le jeûneur évite les injections par voie intraveineuse, afin de préserver son jeûne. Le vomissement involontaire fait partie des actes qui invitent le fidèle à rompre son jeûne.

 

Mais si l’envie de vomir s’empare de lui, et que le vomi sort indépendamment de sa volonté, alors cela n’a aucune incidence sur le jeûne. Comme le dit le prophète : ‘’Celui qui a été gagné par le vomissement, ne doit pas rattraper son jeûne, mais celui qui vomit volontairement doit le rattraper’’.

 

Poursuivant l’imam précise qu’une femme qui fait ses menstrues pendant le mois de Ramadan, doit interrompre son jeûne, le temps que ses règles finissent. Car, pendant cette période, la femme est considérée spirituellement comme impure, et elle ne doit aucunement jeûner.

 

‘’Elle doit rattraper le temps qu’à durer ses menstrues, après le mois du Ramadan. C’est également le cas de la nourrice, de la femme enceinte et de celle qui vient d’accoucher. Quant au voyageur, celui qui voyage au-delà de 85 km, doit s’abstenir de jeûner.’’,  a clôturé l’imam Camara

 

 

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