Accueil ACTUALITES Sus à Kassus ‘’Plata o Plomo’’, à la manière de Pablo Escobar, ou l’art de d’escroquer ses partenaires.
Sus à Kassus ‘’Plata o Plomo’’, à la manière de Pablo Escobar, ou l’art de d’escroquer ses partenaires.

Sus à Kassus ‘’Plata o Plomo’’, à la manière de Pablo Escobar, ou l’art de d’escroquer ses partenaires.

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Au TPI de Kaloum, Kassus Dioubaté demande 5 millions de dollars à la banque UBA et 500 millions de dollars au directeur général de K-Énergie (excusez du peu !). Une escroquerie judiciaire ou le nouveau casse de Kassus, plata o plomo (l’argent ou du plomb), la bourse ou la vie. Avant les Américains de K-Énergie, l’homme avait fait passer à la moulinette les Chinois de GMC Group SA, les Britanniques de Sable Mining et une princesse saoudienne. Assurément, lui et les magistrats qui le soutiennent entravent l’investissement étranger en Guinée et nuisent à son développement.

L’arnaque est un art. Toute une science. Pour l’avoir, il faut être doué pour la manipulation et surtout être sans foi ni loi. Kassus Dioubaté excelle dans le genre. C’est son élément. Que de personnes il a prises dans ses filets, que de coups fourrés il a faits, que de partenaires il a dépouillés ! Désormais grillé dans le monde des affaires, fiché partout sur la planète business, il fait sa dernière danse, celle du coq égorgé qui cherche désespérément à tenir debout, il entonne le chant du cygne, acoquiné avec les ripoux qui rendent des jugements iniques dans les juridictions guinéennes afin de soutirer une dernière montagne d’argent à des personnes physiques ou morales qui lui ont pourtant rendu de grands services. Dans son appétit gargantuesque, il demande un dédommagement de 5 millions de dollars à la banque UBA et un autre de… 500 millions de dollars à Sam Alexandre Zormati, son ancien partenaire dans la défunte société K-Énergie, tuée par les propres défaillances de Kassus. Et pourtant, la banque panafricaine lui avait prêté des devises importantes sur simple caution et l’étranger Sam Zormati lui avait donné 9 millions de dollars en pures étrennes. Le jeune homme à première vue sympathique et dynamique se révèle finalement plus dissimulé et plus cruel que Barbe bleue.

Cependant, il serait impuissant à arnaquer ses partenaires si la justice, une certaine justice, ne lui prêtait main forte. Lui et ses acolytes dans la basoche (magistrats du siège ou du parquet) sont des familiers de la caverne d’Ali Baba, car ils l’aident à faire des montages judiciaires qui auront force de loi dans le seul but d’escroquer ses partenaires.

Voici quelques-unes de ses hautes œuvres qui ont mis des têtes sur le billot.

L’affaire Sable Mining

Le 9 novembre 2010, Ibrahima Kassus Dioubaté, PDG de Guinea Development Mineral Ressources SA (GDMR), signe à Paris une convention de cession d’actions à la société Sable Mining Africa Limited, dont le siège social est situé aux îles Vierges britanniques. Sa société GDMR est détentrice de l’arrêté N°2010/2480/MMG/SGG du ministère des Mines et de la Géologie portant sur trois permis de recherches de fer sur une superficie de 1 107 km2 dans la préfecture de Kissidougou. Bien que ces permis soient inaliénables, Kassus passe outre et les vend.

Selon la convention signée à Paris, les 1 000 actions de GDMR, tous détenus par Kassus Dioubaté (actionnaire unique), ainsi que tous les actifs de la société (incluant les trois permis de recherches minières) sont vendus à Sable Mining au prix « fixé à six millions de dollars américains (6 000 000 USD) pour l’ensemble des actions dont question à l’article 1 ». « Cette partie fixe est payée concomitamment à la signature des présentes ». Le paiement est fait, immédiatement après les signatures, sur un compte ouvert à la Société Générale à Paris et Kassus empoche l’argent (voir document 1 ci-dessous).

 

Mais pour le bien de la publication et pour des formalités purement juridiques, Kassus Dioubaté devait exciper d’un procès-verbal de la société Guinea Development Mineral Ressources SA qui  en autorise la cession. En prévision de ce prérequis, il a établi tout seul, le 5 novembre 2010, à Conakry, un procès-verbal d’assemblée générale extraordinaire autorisant la cession qu’il a lui-même même consentie à Paris en tant qu’actionnaire unique. Drôle d’assemblée générale dont le PV dit qu’elle a été « présidée par l’actionnaire unique, monsieur Ibrahima Kassus Dioubaté », « le président rappelle l’ordre du jour de l’assemblée » et où « le président met aux voix les résolutions suivantes figurant à l’ordre du jour », etc. Une personne qui constitue à elle seule toute une assemblée et qui met aux voix les résolutions de celle-ci, quel exploit ! (voir documents 2 et 3 ci-dessous).

 

 

C’était à l’époque où le ministère guinéen des Mines et de la Géologie vendait pour une bouchée de pain des permis de recherches minières à tout venant, sans s’assurer s’il avait l’assiette financière ni l’expertise technique pour mener ces recherches, a fortiori pour extraire et exporter le minerai qui serait éventuellement découvert. C’était la voie ouverte aux spéculations les plus louches et aux truanderies tous azimuts, occasion vite saisie par l’inévitable et intrépide Kassus Dioubaté. Bien qu’ils fussent inaliénables, son seul but était de spéculer sur les permis ou de le revendre au prix fort à une société étrangère, voire à plusieurs, pour les plumer ensuite, quitte à créer un litige une fois sa besace remplie et se retrouver ensuite devant les tribunaux. C’est ce qu’il s’est exactement passé.

Les mêmes permis miniers vendus aux Chinois et aux Britanniques

Le 27 juillet 2010, soit trois mois une semaine avant de vendre sa société GDMR à Sable Mining, Kassus a déjà signé un protocole d’accord avec la société GMC Group SA représenté par le Chinois Peng Xiaolin. À l’article 2 (Obligations) du protocole, la société Guinea Development Mineral Ressources SA de Kassus Dioubaté (qui reconnaît ne pas disposer « de moyens financiers, techniques et humains ») s’engage notamment à « apporter son arrêté N°2010/2480/MMG/SGG portant sur trois permis de recherches minières pour le fer, mener toutes les démarches administratives,…, remettre la copie dudit arrêté à la société GMC Group SA,…, poursuivre devant le tribunal compétent toute personne physique ou morale coupable d’utiliser ce permis à l’exception de la société GMC Group SA » (voir document 4 ci-dessous).

 

Le protocole d’accord a été suivi d’une convention, les Chinois ont payé rubis sur l’ongle, Kassus a encaissé l’argent. Désormais détentrice des trois permis miniers, la société chinoise GMC Group SA s’est installée sur le site, à Kissidougou, pour faire l’exploration et ensuite les études d’impact environnemental et social nécessaires à l’obtention du permis d’exploitation, tout en ignorant que Sable Mining a aussi acquis les mêmes permis à prix d’argent des mains du même Kassus.

Réciproquement, lorsqu’elle aboulait 6 millions de dollars à Kassus, à Paris, la société britannique Sable Mining ignorait tout de la cession des trois permis miniers aux Chinois et ne savait pas que ceux-ci étaient déjà sur le terrain, à Kissidougou. Le pot aux roses sera finalement découvert et la société britannique Sable Mining, tombée des nues, a dû ester Kassus Dioubaté en justice. Un mandat d’amener du tribunal de première instance de Kaloum sera délivré contre lui, le  11 octobre 2011, « pour être entendu sur les inculpations à lui faites : escroquerie portant sur la somme de 6 000 000 de dollars (article 430 du Code pénal) ».

Nota : Le mandat d’amener est notifié, le même jour, au commandant de l’escadron mobile de gendarmerie de Kaloum (Voir documents 5.1 et 5.2 ci-dessous : mandat d’amener et notification)

 

 

Comment des magistrats assermentés peuvent-ils sans cesse enrôler des affaires montées de toutes pièces par un homme au passif si lourd et se faire ennemis de l’investissement étranger dans le pays qui leur a confié l’administration de sa justice ?  

Acculé par les faits têtus, Kassus Dioubaté déclare qu’il était sous la contrainte physique et morale quand il signait la convention de cession avec Sable Mining à Paris. Son éculé mode opératoire en pareil cas ! Malheureusement pour lui, l’argument ne tenait pas. Non seulement il était entièrement pris en charge dans l’hôtel cinq étoiles Plaza Athne de Paris, bichonné par les Britanniques et heureux comme un coq en pâte, mais aussi il leur a remis le procès-verbal d’assemblée générale extraordinaire autorisant la cession de sa société. Il était donc éclairé et son acte délibéré.

Désarçonné, il affirme en leitmotiv qu’il était là aussi sous la contrainte physique et morale quand il signait la convention de cession avec les Chinois à Conakry (encore !). Toujours le même mode opératoire : chanter la palinodie et se présenter comme une victime d’escroquerie. Mais, franchement, pour escroquer Kassus, ou arroser l’arroseur, il faut se lever tôt. L’homme qui en est capable n’est pas encore né. Il sera peut-être de la génération bionique et supérieurement intelligente des siècles à venir.

Après la vente à 100% de sa société GDMR à Sable Mining pour 6 millions de dollars, Kassus a continué à se comporter comme si la société lui appartenait toujours, en écrivant des courriers avec l’entête de GDMR.

Le 28 février 2011, avec l’entête de GDMR, il écrit au PDG de  Sable Mining, Andrew Groves, une lettre cynique ayant pour objet « dénonciation de cession de 100% des actions », cession qu’il a pourtant régulièrement faite à Paris contre 6 millions de dollars et attestée par un document signé de sa main. Il a beau de jeu de le faire, l’argent étant déjà retiré par lui de la Société Générale et tombé dans son escarcelle. Bien évidemment, cette lettre, qui invoque un protocole d’accord préliminaire signé à Conakry le 14 septembre 2010, entre dans le cadre d’une stratégie de montages judiciaires futurs (voir document 6 ci-dessous).

 

Pour répondre à cette lettre inattendue, Sable Mining commet le cabinet britannique Salans. Le 14 mars 2011, Salans écrit à Kassus Dioubaté et, après avoir ruiné toutes ses prétentions, termine le courrier par ces propos : « En tout état de cause et au regard de ce qui précède, il apparaît que vous n’êtes plus actionnaire de la société GDMR ni impliqué dans sa gestion. Nous vous demandons donc de cesser d’écrire des courriers en utilisant un papier entête et au nom de la société GDMR ou de vous présenter comme ayant une fonction au sein de celle-ci. Veuillez noter que toute réitération de mensonges du même ordre sera traitée avec le plus grand sérieux par Sable, et des mesures judiciaires suivront. » (Voir document 7 ci-dessous : correspondance de Salans)

Nota : La correspondance de Salans est dûment signifiée par le huissier de justice Me Mohamed Konaté le 29 mars 2011 à 14h12.

 

Comme il fallait s’y attendre, un conflit domanial créé par les faits et gestes du téméraire Kassus finit par éclater entre les Chinois de GMC Group SA et les Britanniques de Sable Mining à Kissidougou. Le préfet intervient et arrête toutes les opérations sur le site.

Face à la décision préfectorale qui lui tire le tapis sous les pieds, et malgré l’interdiction formelle de Salans, Kassus utilise à nouveau, le 2 juin 2011, l’entête de la société GDMR vendue à Sable Mining pour adresser un courrier au directeur national des Mines. Dans la correspondance il s’inscrit d’abord « en faux » contre toute vente de sa société GDMR à une autre et dit : « Je vous informe que je suis titulaire du permis de recherches N°2480 du 25 juin 2010 et j’ai réalisé beaucoup de travaux géologiques et géophysiques au sol sur le terrain avec mes partenaires chinois. » Et ensuite, il fait à dessein cette demande au directeur national des Mines, qui ignore quels dégâts ont causé à Kissidougou ses turpitudes : « Je sollicite une lettre de recommandation de votre part à l’adresse de Monsieur le Préfet de Kissidougou en lui notifiant que ledit permis appartient à la société GDMR dont Monsieur Ibrahima Kassus Dioubaté est le Président Directeur Général. » La recommandation du directeur national des Mines manipulé vise à manipuler également le préfet de Kissidougou et les Chinois de GMC Group SA afin que les travaux de prospection reprennent sur le terrain au profit de Kassus, qui réserve certainement à ces Chinois une grande surprise judiciaire une fois qu’ils auront découvert un gisement de fer sur le périmètre prospecté (voir document 8 ci-dessous).

 

Exaspérée par les entourloupettes répétées de Kassus Dioubaté et privée de jouissance paisible du territoire minier objet de litige à Kissidougou, la société Sable Mining a saisi le doyen des juges d’instruction du TPI de Kaloum et le mandat d’amener (publié ci-dessus) a été décerné contre l’homme.

Kassus et la princesse saoudienne

Une princesse saoudienne a été victime en 2016 de l’enchanteur Docteur Kassus et Mister Dioubaté (allusion à l’étrange Docteur Jekyll et Mister Hyde, un médecin respectable le jour, qui se métamorphosait la nuit en monstre féminicide et reprenait son aspect normal au petit matin en buvant un élixir de son cru). Kassus réussit à approcher la princesse en se faisant passer pour un émissaire du gouvernement guinéen. Il exhibe une fausse lettre de mission officielle et s’engage à introduire son altesse princière dans la bourse des diamants en Guinée. Tirant plus vite que son ombre, comme Luky Luke, il lui soutire sur-le-champ 1 500 000 dollars. Par la suite, comme sœur Anne dont l’aînée est prisonnière du terrible Barbe bleue, la princesse ne voit rien venir à l’horizon. Finalement elle a dû passer par la représentation diplomatique saoudienne en Guinée pour interpeller un membre du gouvernement guinéen sur le risque qu’un incident diplomatique se produise entre les deux pays, car c’est bien une lettre de mission officielle que Kassus a fait valoir pour escroquer un membre de la famille royale saoudienne. Finalement, l’homme est rappelé à l’ordre et il rembourse la princesse.

La société K-Énergie vient allonger la liste des victimes de Kassus

Après les Chinois de GMC Group SA, les Britanniques de Sable Mining et la princesse saoudienne, ce sont les Américains de K-Énergie qui ont été dans le collimateur de Kassus Dioubaté. La presse guinéenne a assez parlé de cette société qui avait signé le 30 juillet 2014 avec l’État guinéen un contrat de fourniture d’énergie en appoint à celle produite par la société publique EDG. L’implantation de la centrale thermique de K-Énergie sur le domaine du Port autonome de Conakry avait été favorisée par l’État guinéen « pour cause d’utilité publique ».

Et là encore, comme par enchantement, l’inévitable Kassus Dioubaté entre dans la danse dès le départ. Il n’y apporte aucune obole dans le capital, pas la moindre vis dans les équipements et encore moins une quelconque expertise technique, étant sans instruction et baragouinant le français.

La durée du contrat signé par la société K-Énergie et l’État guinéen s’étale du 28/02/2015 au 28/02/2017. Sur cette période, le crédit bancaire contracté à UBA a été remboursé intégralement par K-Énergie et Kassus Dioubaté a reçu en tout 9 millions de dollars des mains de Sam Alexandre Zormati, directeur général de la société et représentant légal de l’actionnaire majoritaire Miami Capital Holding Corporation. C’est Sam Alexandre Zormati qui a signé avec l’État le contrat de fourniture d’énergie au nom de K-Énergie et Miami Capital Holding (voir document 9 ci-dessous).

 

Nota : Le nom de Kassus Dioubaté ne figure sur aucun document officiel, ni en Guinée ni aux États-Unis (où il est d’ailleurs fiché et interdit d’entrée pour cause de narcotrafic). Le constructeur des turbines, PW Power Systems Inc., déclare lui aussi ne pas le connaître.

Malgré le fait qu’il ait perçu 9 millions de dollars et qu’il soit officiellement un illustre inconnu dans cette affaire, Kassus Dioubaté déclare urbi et orbi, depuis la fin du contrat de K-Énergie survenue il y a un an, qu’il est non seulement le propriétaire de cette société (tuée et enterrée par lui) mais également qu’il est le propriétaire des trois turbines. Bien évidemment, il ne s’est pas limité aux déclarations médiatiques, il a engagé en 2016 un procès contre l’actionnaire majoritaire à 98% Miami Holding Corp. et contre K-Énergie (donc contre lui-même, puisqu’il s’en dit propriétaire). Il a gagné en première instance au tribunal de Kaloum (où il a apparemment bien des affidés), mais il a été débouté de ses prétentions en deuxième instance. L’arrêt 469 du 21 novembre 2016 rendu par la cour d’appel de Conakry sur la propriété des turbines est définitif, puisque dans le délai réglementaire d’un mois, Kassus ne s’est pas pourvu en cassation auprès de la cour suprême. Les turbines appartiennent à Miami Group Corp, actionaire de K-Énergie. L’arrêt a l’autorité de chose jugée. Affaire classée donc ! (voir documents 10 et 11 ci-dessous).

 

Kassus Dioubaté ne peut donc plus cravacher en Guinée avec le nerf de la guerre qu’est la propriété des turbines de la centrale de Coronthie.

Aux États-Unis, c’est bien pire. La juridiction américaine qu’est la cour du district de Maryland s’est définitivement prononcée sur la question et a même fait des injonctions péremptoires à Kassus Dioubaté. Le fabricant « PW Power Systems, Inc. est LIBÉRÉ comme dépositaire suppléant de la Chose (les turbines). La Chose est remise à Miami Capital Group Corp. K-Énergie et Ibrahima Kassus Dioubaté sont ENJOINTS DÉFINITIVEMENT de s’abstenir d’interférer avec le titre que Miami Capital Group Corp. a sur la Chose ni avec sa possession. »

L’ordonnance est en ligne sur le site du tribunal américain (le lecteur et surtout les magistrats voudront bien cliquer sur le lien ci-dessous).

https://www.pacermonitor.com/public/case/20467708/Atlantic_Container_Line_AB,_et_al_v_Tangible_Personal_Property_known_as_Used_Unpacked_Vehicle_s_Electric_Power_Turbine_in_2_Parts_Control_Room_Trailer_General,_et_al

(Voir documents 12 et 13 (original en anglais), 14 et 15 (traduction officielle en français) ci-dessous)

 

 

Comment des magistrats guinéens qui connaissent très bien le passé sulfureux d’un tel homme en affaires et le savent définitivement débouté en Guinée et aux États-Unis quant à la propriété des turbines peuvent-ils se compromettre avec lui, avaliser ses montages judiciaires et l’aider à multiplier à l’infini ses victimes ? Comment peuvent-ils faire du dilatoire dans une affaire claire comme l’eau de roche, à savoir le procès que Kassus a engagé actuellement au tribunal de Kaloum où il demande un dédommagement de 5 millions de dollars à la banque UBA et un autre de 500 millions de dollars à Sam Alexandre Zormati, le directeur général de la défunte société K-Énergie ? En tout état de cause, ils doivent pendre leurs responsabilités, dire le droit sans barguigner et envoyer Kassus voir ailleurs s’ils y sont.

Un magistrat ne doit pas se servir de l’autorité de l’État (le glaive de Thémis) pour se servir lui-même. Il doit prendre la balance pour modérer, le cas échéant, son inclination au gain illicite. Il doit éviter, surtout dans les affaires économiques, tout jugement inique qui salirait la réputation de la justice guinéenne et veiller plutôt à la laver de tout soupçon. Pour un pays pauvre mais au grand potentiel économique comme le nôtre, la justice est une vitrine déterminante. Les magistrats doivent s’interdire tout acte inapproprié qui ferait de la Guinée l’épouvantail des investisseurs. Ils en seraient comptables devant leurs concitoyens et devant l’histoire.

Comme l’arroseur arrosé, le juge est jugé. Même s’il est tapi dans son bureau, fait des effets de manche  dans le prétoire et jouit de l’impunité ambiante, l’opinion publique le suit à la loupe. Bene audientis, salve !

Par le Collectif de journalistes pour la sécurisation de l’investissement en Guinée

 

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