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Trois ONG de retour au large de la Libye pour secourir les migrants

Trois ONG de retour au large de la Libye pour secourir les migrants

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L’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, le Sea-Watch3 de l’ONG allemande Sea-Watch et le Mare Jonio de l’ONG italienne Mediterranea ont lancé vendredi 23 novembre une mission commune de sauvetage au large des côtes libyennes. Il n’y avait plus de navire humanitaire dans cette zone depuis fin septembre.

« Unis pour défendre les droits de l’Homme. Unis contre l’indifférence ». C’est en ces termes que trois ONG ont annoncé vendredi 23 novembre lors d’une conférence de presse à Barcelone avoir lancé une mission commune de sauvetage de migrants au large de la Libye.

Les trois navires engagés sont l’Open Arms de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, le Sea-Watch3 de l’ONG allemande Sea-Watch et le Mare Jonio de l’ONG italienne Mediterranea. Les deux premiers sont actuellement à quelques miles nautiques des côtes libyennes, tandis que le Mare Jonio a dû accoster au port tunisien de Zarzis dimanche 25 novembre en raison du mauvais temps. L’équipage reprendra la mer quand les conditions météorologiques le permettront.

Plus aucun bateau d’ONG ne patrouillait dans cette zone depuis la dernière opération de sauvetage de l’Aquarius, fin septembre. Ce navire, affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), est à quai à Marseille dans l’attente d’un pavillon lui permettant de naviguer après le retrait de ceux de Gibraltar puis du Panama. La justice italienne a par ailleurs demandé mardi 20 novembre son placement sous séquestre pour une affaire de traitement illégal de déchets. « Courage nos amis !! On espère que vous serez bientôt avec nous », a twitté Proactiva Open Arms vendredi 23 novembre.

L’ONG espagnole avait décidé fin août de cesser les sauvetages au large de la Libye pour se replier entre le Maroc et l’Espagne mais l’absence de navires humanitaires le long des côtes libyennes l’a obligé à retourner dans cette zone. « C’est le silence et la mer est vide [de bateaux de sauvetage] mais il y a encore beaucoup de gens dans la besoin », a déclaré lors de la conférence de presse de vendredi Giorgia Linardi, porte-parole de Sea-Watch.

La mission n’avait pas été annoncée en amont pour « ne pas se retrouver bloquée par une quelconque ruse, comme cela a été le cas pour l’Aquarius », a souligné de son côté le fondateur de Proactiva Open Arms, Oscar Camps.

« Nous nous trouvons où nous ne voudrions pas être. Si les gouvernements européens faisaient leur devoir, nous n’en serions pas là », a commenté Alessandra Sciurba, de Mediterranea, lors d’une conférence de presse de l’ONG italienne à Rome. « Ce sont les gouvernements européens, qui ont fermé depuis 2012 tous les canaux d’accès légal en Europe, [qui sont] les plus grands alliés des trafiquants d’êtres humains », a-t-elle dénoncé.

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