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157 victimes des massacres du 28 septembre 2009 et plus de 101 vie supprimées depuis 2010; depuis le 14.10.19 la liste des victimes ne fait que s’alourdir et donc plus de 258 victimes et pour quel résultat ??? N’est-ce pas personne n’a le droit de supprimer la vie de l’autre ?

La suppression de la vie humaine a toujours été avec les tenants du pouvoir en Guinée un mal banal et on peut tuer à tout moment et à tout âge, on peut surtout tuer sans vouloir tuer. Tuer a toujours été et est aujourd’hui un fait ordinaire, un mal banal et pour quelle raison ?

Et ce qui est écœurant et cynique c’est de voir comment la barbarie, la haine de l’autre peut s’habiller des vêtements les plus corrects, des principes les plus édifiants, les idéaux les plus purs ou de la médiocrité la plus crasse.

Oh ma Guinée pourquoi l’instauration d’un état de droit peut basculer vers l’innommable, le mépris, la barbarie voire l’ignominie ?

Un état n’a pas besoin de force excessive pour faire valoir son autorité, car là où la force est employée l’autorité a échoué.

Le silence coupable de la mouvance par rapport aux victimes des massacres de l’État guinéen pour fait de manifestation et cela depuis l’arrivée en 2010 de leur champion Alpha Condé au pouvoir et surtout le caractère ethniciste de ces crimes ne ciblant que les habitants de la commune de ratoma est plus qu’une trahison voire un acte de traîtrise à l’égard des victimes. Car c’est le sang de ses victimes qui vous a en partie ouvert le chemin du palais présidentiel.

Quand au président de la République il est assourdissant de silence et ce silence fait montre de banalité et déni de justice. C’est comme s’il n’avait pas une âme et de sensibilité.

Et pourtant ce déni de justice est une atteinte au droit fondamental des victimes et ne saurait exister dans un État où le pouvoir exécutif est contrebalancé par une autorité judiciaire indépendante et forte. Et pas étonnant dans un pays où la séparation des pouvoirs n’est que du simulacre où le peuple est méprisé et pris à couteau tiré entre des acteurs politiques égoïstes et egotiques qui se servent du peuple pour se maintenir au pouvoir ou y arriver en passant par le mensonge le chaos, la culture de la haine, et pourtant opposant la haine à la haine on ne fait que la répandre à la surface comme en profondeur.

De nos jours en Guinée faire de la politique signifie pour les acteurs politiques du moment chercher des problèmes, les sous-évalués et ensuite appliquer de manière inadéquate les mauvais remèdes. Car refuser la justice pour les victimes des massacres en est un, se taire l’est aussi, tout comme remplacer les lois de la République par des accords politiques. Vouloir tripatouiller la constitution en se substituant à la volonté des électeurs, s’inscrit dans cette lignée aussi.

Gouvernement guinéen, à cause de vos manipulations, de votre démagogie et mensonge le peuple de Guinée ne peut plus rien croire et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa façon de penser et de juger. Et avec un tel peuple vous pouvez faire ce que vous voulez.
Et voilà pourquoi il est impératif que les guinéens comprennent qu’il est temps de s’unir contre cette politique haineuse, pour empêcher que la Guinée ne sombre, et il y va de notre intérêt.
Car ma Guinée de septembre 1958, de 2006, de 2009 c’est celle qui se lève, qui conteste, qui refuse la soumission, le joug du colonialisme, de l’impérialisme, c’est cette Guinée érudite, joyeuse. Et je souhaite aujourd’hui qu’elle retrouve son élan d’hier afin de pouvoir dire non au totalitarisme, à l’obscurantisme, et aux présidents despotes, aux présidents à vie, aux opposants opportunistes, aux cadres médiocres pour que vive la Guinée éternelle.

REPOS éternel à toutes les victimes des bavures de l’état guinéen depuis l’indépendance.

Aissatou Chérif Balde la politique autrement et dans le respect de la vie humaine.
Bon week-end