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Une atmosphère crépusculaire digne d’une fin de règne ?
C’est un Président hors de lui, qui affiche une certaine sérénité dans un épisode le plus troublant avec les affres d’une fin de règne.
Même si la singularité du cas actuel guinéen, laisse tous les citoyens obsédés par la position d’un départ ou non au terme d’un contrat constitutionnellement établi avec le Président vis-à-vis des sirènes révisionnistes qui tourbillonnent.
C’est un lourd fardeau difficile de s’en défaire désormais. Le Chef est exposé aux pires dangers d’une triste fin s’il optait pour cette périlleuse phase d’une volonté manifeste de modification constitutionnelle en vue de faire sauter le verrou sur la limitation du mandat et des intangibilités. Dans cette incompréhensible bizarrerie d’une certaine catégorie de guinéen, le Chef de l’État risque de précipiter la chute de son régime ou ouvrir le pays à des lendemains incertains marqués par des ruptures variables.
Les ennemis de la République veulent plonger Monsieur le Président au fin fond des pires précipices.
Plus satanique que Satan, de détruire quiconque, répondant à sa vocation et l’accomplissant, s’agite à l’intérieur de l’histoire. Les démocrates déguisés adeptes d’un pouvoir hobbesien (pouvoir divin).
Dans ce vaste tourbillon des opinions contradictoires avec des interprétations qui s’entrechoquent, il faut une ouverture des archives qui offre le seul fragile point de repère. Pour ne pas succomber dans l’utopie biographique de Pierre Bourdieu, en décrivant l’homme du 21 Décembre 2010, il faut sans doute dire qu’il est plus qu’un ‘’ Président ‘’. Il est juste l’un des reflets de son époque. L’alternance démocratique doit passer obligatoirement par lui.
Mais à lire dans le tableau politique ou à analyser le marché politique en cours au pays, l’opération plan d’achat ou des offres dégage un résultat final. Le Président de la République qui est à son dernier mandat ne ressemble ni à un sortant encore moins à quelqu’un qui veut sortir.
Ni par ses discours ni par ses actes.
Le blanchiment d’argent, le débauchage des politiques, l’isolement de son principal challenger, le manque de libertés individuelles et collectives, des promotions en grade au sein de l’armée, le recrutement fantaisiste et communautaire,… sont des éléments sur lesquels une analyse approfondie mérite d’être faite et l’opportunité de cette générosité empoisonnée.
Autre élément inquiétant, notre cher Président appartient à un cercle d’amis, champion dans le tripatouillage constitutionnel et très mauvais exemple en matière de bonne gouvernance et de démocratie. Sassou N’Guessou, Paul Biya, Idriss Déby, l’ougandais ou le soudanais Béchir …
Un Président avec une note au dessous de la moyenne, s’offre le titre de grand bâtisseur et veut s’accrocher au pouvoir avec l’aide d’une classe élitiste malhonnête et soumise. Mais c’est cela aussi le revers de médaille de la démocratie. La reconnaissance des âneries des cochons est un crime pas un droit.
Le 21 décembre 2020, Alpha Condé partira de Sekoutoureya.
La constitution guinéenne sera respectée au pied de la lettre. Les articles 27 et 154 de la constitution sont non négociables.

Wassalam !

Par Habib Marouane Camara

Journaliste